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Rayonnement

Une fenêtre sur le monde

Rennes Métropole s’inscrit dans une dynamique de développement visant à renforcer son rôle de pôle économique régional et de métropole européenne de l’Ouest. Image, rayonnement, accessibilité et partenariats nationaux et européens sont les maîtres mots pour atteindre ces objectifs.
La qualité de ses filières d’enseignement et le dynamisme de sa recherche sont des atouts majeurs pour Rennes Métropole. Principal pôle universitaire du Grand Ouest, l’agglomération concentre aussi plus de la moitié du potentiel de recherche breton. Pour atteindre une visibilité internationale, elle a engagé des moyens importants afin d’attirer des chercheurs de haut niveau, soutenir la création de nouvelles équipes et favoriser l’émergence de thématiques innovantes.
Autre atout de Rennes Métropole en termes de rayonnement : la culture. À cet égard, les Champs Libres, ouverts en 2006, constituent un lieu unique en France, tant par leur architecture audacieuse que par la diversité des acteurs qui y sont regroupés : Musée de Bretagne, bibliothèque à vocation régionale et Espace des sciences, favorisant une approche pluridisciplinaire des thématiques traitées.
Parallèlement, Rennes Métropole, qui a obtenu le label Métropole d’art et d’histoire, étoffe son offre touristique en développant les propositions de courts séjours. Avec le futur aménagement du couvent des Jacobins, elle mise aussi sur la venue de congressistes.
Pour améliorer l’accessibilité à son territoire, Rennes Métropole privilégie les transports collectifs et le fret ferroviaire. Elle est engagée, aux côtés des autres collectivités bretonnes, dans le projet Bretagne à Grande Vitesse et soutient la réalisation d’une liaison rapide Rennes-Nantes.
Enfin, l’agglomération renforce ses partenariats, qu’il s’agisse de coopérations régionales stratégiques ou de la participation à des réseaux européens généralistes ou spécialisés.
Monique Guéguen

Le chiffre

19,48
c’est, en millions d’euros, la somme dont 6 grands projets pilotés par Rennes Métropole pourraient bénéficier au titre du Fonds européen de développement régional (Feder), dans le cadre d’une convention de site qui couvre la période 2007-2013 :
- études sur la deuxième ligne de métro (8,560 M),
- axe est-ouest (2,140 M),
- centre de congrès (2 M),
- Cité internationale (3,777 M),
- réseau très haut débit (2 M),
- espace entreprises Biopole (1 M)
infographie : étudiants

Rennes Métropole en action

6 000 emplois pourraient être générés par la future Zac EuroRennes. Le site de la gare connaîtra dans les dix prochaines années une forte évolution, liée d’une part au prolongement de la Ligne à grande vitesse jusqu’à Rennes, en 2014 - mettant ainsi Rennes à 1h27 de Paris - d’autre part à la réalisation, à l’horizon 2018, de la seconde ligne de métro, les deux lignes se croisant notamment à la gare. Au-delà du doublement prévu du flux de voyageurs, une restructuration totale du site, appelé à devenir un pôle d’échange majeur, s’avère nécessaire.
Ces mutations offrent l’opportunité de poursuivre le développement d’un quartier de centre-ville et de renforcer la liaison entre le nord et le sud de la cité. C’est tout l’enjeu du projet urbain EuroRennes, dont le périmètre s’étend sur une centaine d’hectares. Le principal objectif de l’opération d’aménagement, dont Rennes Métropole assure la maîtrise d’ouvrage, est de poursuivre le développement d’un pôle économique de centre-ville, en accueillant des fonctions tertiaires supérieures, tout en favorisant une mixité des fonctions. La future Zac accueillera donc aussi des logements, des commerces, des services et des équipements.
Entre 600 et 1 000 logements sont envisagés, dans le respect des règles de mixité sociale fixées par le Programme local de l’habitat de Rennes Métropole. Ce programme ambitieux trouve aussi son origine dans le projet Bretagne à Grande Vitesse porté par l’ensemble des collectivités bretonnes, pour un développement harmonieux de toute la région.

"Une référence à l’échelle nationale"


Une 32e édition des TransMusicales en préparation et toujours la même passion chez Béatrice Macé, codirectrice de l’association TransMusicales à l’appétit insatiable et la soif de découverte toujours intacte.« La routine n’a pas sa place ici », lance-t-elle. Une routine qui n’a pas le temps de s’installer, car le projet de l’association s’enrichit sans cesse de rencontres, bien au-delà du territoire métropolitain. Entre deux éditions, depuis 2005, les Trans s’exportent au-delà des frontières nationales, vers la Norvège, la Chine, la Russie et, plus récemment, la République tchèque, suite à une invitation à Brno, jumelée avec Rennes.« Mais le nid des Trans, c’est bien à Rennes », rappelle Béatrice Macé.
 
festival : Beatrice Macé
Béatrice Macé, codirectrice de l’association TransMusicales
Ancrée de longue date dans la métropole, l’association a noué des liens forts avec de nombreuses autres structures. Cette complicité s’est concrétisée, notamment, par la création d’un collectif de 8 festivals rennais, soutenus par Rennes Métropole, qui ont initié ensemble une démarche de développement durable et adhéré à la Charte des festivals engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne. En la signant, les festivals s’engagent, par exemple, à favoriser des modes de consommation durable et à participer à l’économie sociale et solidaire. « C’est le signe d’une exigence et d’une capacité à se remettre en cause, car s’engager dans un Agenda 21, c’est faire un état des lieux, définir des actions et évaluer leur impact. »
Mutualiser la réflexion fait avancer chacun plus rapidement, même si la mise en œuvre dépend de la spécificité de chaque festival. « Notre démarche fait référence à l’échelle nationale ».
www.lestrans.com

Monique Guéguen

entreprise : Yves Rocher
Hervé Le Bris directeur des ressources humaines de la marque Yves Roche
 
Hervé Le Bris, directeur des ressources humaines de la marque Yves Rocher
C’est un paisible jardin intérieur qui précède l’entrée dans le bâtiment occupé depuis 2009 par la direction commerciale du marché France d’Yves Rocher, boulevard de Beaumont, à Rennes. Une direction qui comprend tout ce qui a trait à la vente et au marketing ainsi qu’à la formation des responsables de magasins, tous pays confondus. La construction, conçue par l’achitecte Christian Devillers sur huit étages et 10 000 m2, est sobre et élégante,
l’intérieur lumineux et harmonieux. Quelque 300 salariés y travaillent. Rien de commun avec les anciens locaux, place des Colombes, que la direction occupait depuis 20 ans. « Nous souhaitions intégrer des locaux fonctionnels, offrant un confort de travail aux salariés et en accord avec les valeurs du groupe », précise Hervé le Bris. « Si le siège social est à La Gacilly, être présent à Rennes, capitale de la Bretagne, est un choix de longue date qui n’était pas remis en cause. Nous souhaitions conserver la proximité de la gare, ne pas imposer de nouvelles contraintes de déplacements à nos salariés, et nous implanter dans un cadre valorisant pour la marque. »
L’arrivée en 2014 de la ligne à grande vitesse est bien sûr un atout supplémentaire. « Nombre de nos salariés font régulièrement le trajets entre la direction générale, à Issy-les-Moulineaux et Rennes. Trente minutes de moins sera une petite révolution », assure Hervé Le Bris.
Quant à la restructuration totale du quartier, annoncée avec l’aménagement de la Zac EuroRennes, dont Rennes Métropole assure la maîtrise d’ouvrage, le directeur espère qu’elle permette l’émergence d’un pôle multi-entreprises. « Il faudra être attentif à l’équilibre des commerces ainsi qu’au prix de l’immobilier, pour que les PME aient aussi une place. »

Monique Guéguen

"On ne peut pas tout faire seul"

Chercheur Sims
Ian Sims directeur adjoint de l’Institut de physique de Rennes
 
« L’équipe Astrochimie expérimentale à laquelle j’appartiens s’intéresse aux réactions à très basses températures, du type de celles que l’on peut observer sur Titan ou dans les nuages interstellaires », explique le professeur Ian Sims, directeur adjoint de l’Institut de physique de Rennes.Des températures qui n’ont rien à voir avec les plus rigoureux de nos hivers, puisqu’il s’agit de descendre sous les - 263°C. « Nous avons développé des appareillages très sophistiqués pour simuler ces conditions extrêmes. »
Ce n’est pas par hasard si Ian Sims, 47 ans, nommé professeur à Rennes en 2003, et titulaire d’une chaire Marie-Curie pendant trois ans, a quitté Birmingham et traversé le Channel avec deux semi-remorques de matériel. «La collaboration entre Birmingham et Rennes est ancienne. J’avais d’ailleurs fait mon stage postdoctoral en Bretagne. » Une coopération couronnée en 2000 par le prestigieux prix européen Descartes.
En France, Ian Sims a trouvé des conditions favorables à la poursuite de ses recherches, notamment, « l’aide de personnel technique et la présence de permanents dans les équipes ». Le chercheur met aussi en avant le soutien financier de Rennes Métropole, tant pour l’achat de matériel « dont il faut souligner la simplicité des procédures », que pour l’organisation de colloques de dimension internationale. L’astrochimie expérimentale est un sujet en croissance, et l’équipe rennaise collabore avec de nombreux pays. Mais il reste encore du chemin à parcourir pour que Rennes existe vraiment sur le plan international. « Un axe Rennes-Nantes, dont les compétences sont complémentaires, serait un atout. On ne peut pas tout faire seul. »

Monique Guéguen

"Je viens aux Champs Libres pour mes enfants"

habitants : famille aux Champs libres
Élodie Rezé, 36 ans
 
« Moi, j’aime bien les livres sur les animaux, surtout les animaux de la mer », avance timidement Noah, 7 ans. Quant à Éva, qui ne sait pas encore lire, elle est bien déçue de ne pas apercevoir le Père Noël dans le petit livre qu’elle vient de prendre… Cela fait maintenant deux ans qu’Élodie Rezé emmène régulièrement ses enfants aux Champs Libres, 
l’équipement culturel ouvert en 2006 par Rennes Métropole. « C’est par ma mère, qui avait un abonnement à la bibliothèque, que j’ai découvert ce lieu », avoue cette Jacquolandine. « Dès qu’il commence à faire moins beau, en octobre, je viens environ deux fois par semaine », précise la maman, qui apprécie l’ouverture le dimanche ou tard le soir. C’est la bibliothèque qui a sa préférence : « Je laisse les enfants faire leurs découvertes, en autonomie. » Avec un regret toutefois : « Ce qui manque, c’est une animatrice pour aider les enfants à s’orienter parmi les livres, car en tant que parent, ce n’est pas toujours facile. »
Élodie est aussi attentive aux animations proposées au musée et à l’Espace des sciences. Noah a ainsi pu découvrir le laboratoire de Merlin, l’exposition sur le Roi Arthur ou encore Bretagne est univers. Tous trois sont aussi allés à la rencontre des mammouths, « que nous sommes revenus voir car la première fois, il y avait trop de monde pour que les enfants en profitent vraiment. » C’est la rançon du succès…
www.leschampslibres.fr

Monique Guéguen
photos Guillaume Prié
 
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Rennes Métropole communauté d’agglomération