Son travail en patchwork balaie les grandes problématiques de nos campagnes aujourd’hui : la diffusion des OGM, le bien-être animal, les corridors écologiques… Le souci partagé de mieux prendre en compte ces risques environnementaux induit-il un changement dans la conception et l’application du droit existant ? « Qu’il s’agisse du recyclage des déchets ou de l’utilisation des produits phytosanitaires, l’activité agricole relève souvent de l’exception législative ou réglementaire », relève la juriste. Oscillant toujours entre précaution, prévention et sanction, le droit de l’environnement touchant l’activité agricole peut évoluer vers des formes juridiques inédites, fondées sur d’autres modes de gouvernance.
Du communautaire au local, Alexandra Langlais-Hesse interroge plusieurs niveaux d’ordre juridique. Elle analyse les principes et les mécanismes des différentes règles relatives à l’évaluation et à la gestion des risques, puis leur mise en musique effective sur le terrain. « La plupart du temps, les textes sont incomplets, contradictoires ou vidés de leur portée par l’absence de sanction », souligne la chercheuse. In fine, celle-ci s’intéresse à la façon dont le droit actuel intègre la notion de « service écosystémique », un nouveau paradigme à prendre en compte dans la relation agriculture-environnement.
Grâce à l’allocation d’allocation scientifique (AIS) de Rennes Métropole (10 000€), Alexandra Langlais-Hesse pourra se procurer le matériel informatique et les ouvrages spécialisés indispensables à la poursuite de ses recherches.
Olivier BrovelliRevenir à la liste des allocataires 2009.