Embauchez les auxiliaires du jardin


Embauchez les auxiliaires du jardin
La bonne santé des plantes est la règle, les maladies et les ravageurs l’exception. Plus votre jardin sera proche des conditions de la nature, mieux il se portera : terre toujours couverte d’un paillis naturel et amendée avec du compost, diversité de plantes, arrêt des traitements et des engrais chimiques.
Sachez aussi accueillir les auxiliaires pour limiter les ravageurs. Offrez-leur des fleurs simples toute l’année pour ceux qui butinent en partie, laissez-leur des proies à manger, des paillis et une végétation dense pour se cacher. Vous pouvez aussi installer des abris pour renforcer les effectifs de certaines espèces.

jardinage auxiliaires

Des abris pour les chauves-souris

Posés sur le tronc d’un arbre ou d’un poteau, le long d’une façade (exposition Nord ou Est pendant l’été, à plus de 3 m de haut), ils hébergent les adultes nomades au printemps, les femelles pendant la naissance et l’allaitement des jeunes, puis les jeunes pendant l’été et l’automne. Bénéfice attendu : moins de moustiques, de vers du poireau, de la pomme, de chenilles arpenteuses, de noctuelles (vers gris) dont les parents sont des papillons de nuit.

Le tube de l’été
Une petit fagot de tubes creux de bambous ou de tiges creuses ou à moelle (rosier, sureau, buddleia, ronce, deutzia…) devient un hôtel de luxe pour  petites guêpes et abeilles solitaires. Les œufs qu’elles y pondent et leurs bébés y sont bien à l’abri. Ceux des petites guêpes consomment des pucerons ou des chenilles accumulés par leur mère, ceux des abeilles le pollen prélevé sur les fleurs qui s’en trouvent fécondées. Que des avantages ! Attachez-les fermement à plus d’1m de hauteur sur un piquet ou sur l’abri de jardin, orienté Sud-Est, au soleil.

Vous pouvez aussi acheter des auxiliaires en jardinerie pour éliminer le surplus de pucerons, les aleurodes, cochenilles, acariens, coccinelles à deux points (surtout pas la chinoise Harmonia), larves de chrysope… Cela peut être utile dans une véranda, une serre ou pour des arbres fruitiers. Mais c’est cher et peu évident à gérer.
Retrouvez ces maisons et autres solutions alternatives aux pesticides dans les jardineries signataires de la charte Jardiner au naturel. n

photo et texte Denis Pépin 


 
 
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