Mousse : le retour ? Presque tous les jardins y ont eu droit l’hiver dernier. La mousse est favorisée par la stagnation de l’eau à la surface du sol (ou des pluies régulières), un sol compact peu drainant, la douceur et la faible compétition de l’herbe. Solution : améliorer la porosité du sol, donc améliorer sa structure. Moyens : scarification en surface en septembre pour éliminer les mousses restantes et gratter la surface de la terre. Puis apport de chaux magnésienne ou, mieux, de dolomie en surface (50 g/m2), pour éviter la prise en masse du sol humide. Ensuite, apport de compost fin et bien mûr (200 à 500 g/m2) pour obtenir une structure grumeleuse, favoriser l’activité biologique et nourrir l’herbe sans la doper. Et, enfin, monter la hauteur de tonte à 6 cm pour densifier l’herbe et étouffer la mousse.
Maladies : prévention ! Si le temps est humide, attention au retour des maladies. À titre préventif, pulvérisez du soufre sur les rosiers contre les taches noires et l’oïdium, de la bouillie bordelaise sur les arbres fruitiers contre la moniliose (points blancs concentriques sur les fruits), sur la vigne et les tomates (ce qu’il en reste) contre le mildiou. Attention : sans surdoser, en fines gouttelettes et sans provoquer de ruissellement. Ajoutez un biostimulant aux algues pour la résistance des plantes ou du purin de prêle.
Denis Pépin