Les bons gestes de la rentrée

 
bouille bordelaise

 
C’est comme ça le jardin, souvent tout va bien, parfois la météo joue les trouble-fête, sans doute aidée par le réchauffement climatique, et les maladies, les ravageurs ou les herbes indésirables en profitent ! Le temps de la reprise en main est arrivé !
 
Recharger les paillis
Les paillis étalés sous les plantes ce printemps se sont dégradés plus vite que prévu avec l’humidité et la douceur. Les micro-organismes et les lombrics ont bien fait leur travail. Dessous, la terre est belle et assouplie. Mais les herbes indésirables pourraient profiter de la situation pour s’installer rapidement. Prenez-les de vitesse en renouvelant les paillis. Une heure passée à pailler, c’est dix heures de corvée de désherbage en moins. Faites paillis de tous déchets verts : tontes de pelouse sans (trop) de graines et sèches, premières feuilles mortes, plantes sèches… ou ceux du commerce.
 
paillis feuille
 
Mousse : le retour ?
Presque tous les jardins y ont eu droit l’hiver dernier. La mousse est favorisée par la stagnation de l’eau à la surface du sol (ou des pluies régulières), un sol compact peu drainant, la douceur et la faible compétition de l’herbe. Solution : améliorer la porosité du sol, donc améliorer sa structure. Moyens : scarification en surface en septembre pour éliminer les mousses restantes et gratter la surface de la terre. Puis apport de chaux magnésienne ou, mieux, de dolomie en surface (50 g/m2), pour éviter la prise en masse du sol humide. Ensuite, apport de compost fin et bien mûr (200 à 500 g/m2) pour obtenir une structure grumeleuse, favoriser l’activité biologique et nourrir l’herbe sans la doper. Et, enfin, monter la hauteur de tonte à 6 cm pour densifier l’herbe et étouffer la mousse.

jardin-rose

Maladies : prévention !

Si le temps est humide, attention au retour des maladies. À titre préventif, pulvérisez du soufre sur les rosiers contre les taches noires et l’oïdium, de la bouillie bordelaise sur les arbres fruitiers contre la moniliose (points blancs concentriques sur les fruits), sur la vigne et les tomates (ce qu’il en reste) contre le mildiou. Attention : sans surdoser, en fines gouttelettes et sans provoquer de ruissellement. Ajoutez un biostimulant aux algues pour la résistance des plantes ou du purin de prêle.    

Denis Pépin

 
 
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