Voyez large et profond
Pensez toujours au volume futur des racines, bien plus grand en pleine terre que celui de la ramure. Si, par chance, la terre du champ d’origine est intacte, les racines trouveront les interstices et descendront en profondeur. Mais dans une terre de lotissement décapée et compactée, il faut être réaliste. Si vous ne décompactez pas le sol, les racines ne pourront pas le faire. Résultat, les plantations souffriront dès la première sécheresse.
Pour un petit arbre, un grand trou (plus d’1 m3), pour un grand arbuste, un trou moyen (0,5 à 1 m3), pour un petit arbuste ou un rosier, un petit trou (0,5 m3).
Si la terre est humide ou très tassée à faible profondeur, faites un trou plus large que profond car les racines s’étaleront à la surface pour fuir l’humidité. Respectez l’ordre des couches, le but du travail du sol étant de décompacter, émietter la terre, pas de la chambouler.
Revitalisez la terre
Le terreau plantation n’a que peu d’impact sur la qualité du sol. Ce n’est qu’un support de culture et il permet tout juste d’alléger une terre très ingrate. Préférez le compost ou le fumier de bovin vendu en jardinerie et par Écosys. Ne l’enterrez pas au fond du trou. Mélangez-le dans les 20 premiers centimètres du sol, comme dans la nature.
Avant de planter, mélangez à la terre un engrais contenant des mycorhizes (Mycor…). Ces champignons s’associent aux racines et les aident à trouver l’eau et les sels minéraux (surtout le phosphore). En échange, la plante renvoie des sucres fabriqués par ses feuilles. C’est une symbiose très utile dans un sol pauvre !
Denis Pépin