Aux petits soins pour la pelouse

Le gazon, paradis ou enfer ? Côté paradis : jouer sur l’herbe, le barbecue entre amis, la chaise longue. Côté enfer : les tontes, les herbes “mauvaises”, la mousse et les traitements qui ont tôt fait de transformer la belle étendue verte en un poison pour les enfants et les animaux domestiques.
 
gardinage
 
Mousse qui pousse
Elle a bien profité de l’hiver pluvieux et de l’eau qui stagne sur le sol tassé. Imperméable car pauvre en humus et trop acide. En cas d’invasion, appliquez l’un de ces nouveaux produits, Raid’mousse et Croc’mousse, qui à la fois nourrit l’herbe (engrais organique), stimule sa croissance, étouffe la mousse et la fait mourir en 24 heures. Cher, mais efficace. Quand la terre sera plus sèche, extirper la mousse morte avec un scarificateur et portez-la sur le compost.
Puis, apportez un peu de compost tamisé ou un régénérateur de pelouse à base de lignite pour enrichir le sol en humus, relancer l’activité microbienne et améliorer la perméabilité. Vérifiez le pH du sol (test de pH) et apportez un amendement basique à base de carbonate de calcium s’il est acide (pH inférieur à 6,5). Quand la terre revit et respire, la mousse régresse toute seule.
Sur une pelouse fatiguée, ajoutez un peu d’engrais organique pas trop dosé en azote. Fractionnez les apports : début et fin de printemps, fin d’été. Mais si le trèfle blanc domine, épandez un peu d’engrais azoté organique (poudre de sang ou de corne). Tant que la pelouse reste vigoureuse et bien verte, les engrais sont inutiles.

Herbes envahissantes
Montez la hauteur de tonte toujours au-dessus de 5 à 6 cm car scalper la pelouse affaiblit l’herbe et ouvre aussitôt la porte à la mousse et aux herbes indésirables envahissantes. Éliminez les pires, celles dont les feuilles plaquées au sol étouffent la pelouse, avec un couteau à désherber. Acceptez avec plaisir les violettes, primevères, pâquerettes, millepertuis couché, lotier et autre brunelle. Elles vous rendent service ! Oui, en fournissant du pollen et du nectar aux insectes auxiliaires qui seront plus nombreux pour manger les pucerons et parasiter les chenilles. C’est ça la biodiversité, elle profite aux jardiniers.

Adapté au lieu et aux usages
Si la pelouse est à l’ombre, choisissez un gazon adapté. Évitez les gazons de prestige qui réclament des soins incessants, coûteux et polluants. Préférez un gazon pour la détente, l’agrément, le sport, résistant au piétinement et à la sécheresse. Pour votre confort et votre tranquillité, choisissez un gazon haut de gamme constitué des meilleures variétés du moment : croissance lente, moins de tontes (moitié moins), feuilles fines, résistances au piétinement, aux maladies, à la sécheresse, que demander de mieux ? Le surcoût au départ sera rattrapé dès la première année.

Denis Pépin
 
Retour en haut de page

Rennes Métropole communauté d’agglomération