lactosérum, par exemple, explique Jacques Painvin. Bionov permet aux
entreprises de tester les produits et les procédés sur une centaine de
litres de lait. Ainsi, elles peuvent vérifier la faisabilité de leur
projet avant de passer à la vitesse supérieure. »
Ses actionnaires - majoritairement des industriels laitiers de Bretagne, Pays-de-la-Loire et Normandie - louent Bionov à la semaine. Sous l'œil bienveillant de Serge Méjean, salarié de l'Inra présent sur l'exploitation, les directeurs de recherche et développement bénéficient donc d'outils de pointe qu'ils peuvent utiliser en toute confidentialité, « un point essentiel à la réussite de Bionov ». Forte de son succès, l'unité de séchage vient de s'agrandir de 200 m² et acquiert actuellement du nouveau matériel pour un total de 800 000 euros d'investissement.
Nouveaux marchésBionov participe ainsi à l'élaboration de poudres de lait destinées à des marchés divers. « Si l'on s'arrête sur le lactosérum, par exemple, il possède des protéines très intéressantes et des propriétés fonctionnelles qui peuvent servir à l'alimentation humaine ou animale », poursuit Jacques Painvin. Thermosensibles, ces molécules et bactéries nécessitent, pour conserver leurs propriétés, un environnement particulier et des procédés de séchage extrêmement minutieux.
L'outil permet donc aux industriels de valoriser leurs coproduits, de pénétrer de nouveaux marchés et d'améliorer leur compétitivité. Outre le lait, Bionov sert également, de façon moins soutenue toutefois, à certaines autres matières premières que constituent la vigne ou l'eau de mer.
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