Le problème de l’eau en Bretagne
La Bretagne ne dispose que de peu de nappes phréatiques. Les ressources en eau potable proviennent des rivières qui serpentent à travers le territoire. Une rivière est alimentée de petit cours d’eau. Cet ensemble s’appelle un bassin versant. L’agglomération rennaise est alimentée en eau par trois bassins versants : un dans la région de Montauban-de-Bretagne, un dans la région de Fougères, le dernier du côté de Plélan-le-Grand. Si l’eau captée dans ces zones est trop riche en produits phytosanitaires, faune et flore en sont dégradées, d’une part, et l’eau doit subir de lourds traitements pour être potable. Ces traitements sont fort coûteux. Dans ces eaux dites « brutes » (avant traitement), le glyphosate est la molécule de produit phytosanitaire la plus fréquemment trouvée. Cette molécule est utilisée par les agriculteurs, par les communes pour leurs espaces verts (de moins en moins) et par les jardiniers amateurs.
Des risques pour la santé
En 2000, l’Union européenne s’est donné l’objectif d’atteindre une « bonne qualité des eaux de surface (rivière et mer) avant 2015. Cette même directive reconnaissait la dangerosité des molécules utilisées. Certaines sont suspectées d’être nocives pour l’environnement (dans l’eau, dans l’air, dans les aliments…) et pour la santé des utilisateurs (risques de cancers, notamment).
La limitation des pollutions de eaux et des sols par les pesticides est un axe fort du Plan national santé-environnement 2004/2008.
Pour résumer, on peut dessiner trois catégories de pollueurs : les agriculteurs, les communes (pour l’entretien des espaces verts) et les particuliers jardiniers. Chacun est appelé à changer ses habitudes. Pour les deux premières catégories, les actions sont déjà engagées dans le cadre d'une stratégie régionale initiée par le plan Bretagne eau pure.
Incités à tenter de nouvelles façons de faire, les jardiniers « du dimanche », pouvaient répondre que ne pas utiliser d’engrais (pour doper la pousse des plantes) ou de pesticides (pour tuer les insectes ou champignons indésirables) ou d’herbicides (pour tuer les « mauvaises herbes ») était difficile… parce qu’on ne trouvait que ce type de produits dans le commerce. L’opération « Jardiner au naturel, ça coule de source » amorcée en 2005 a été plutôt bien suivie par les consommateurs
Ce que font les jardineries
- Des vendeurs sont formés aux solutions sans pesticides. Ils sont disponibles pour conseiller les clients et les informer des risques liés à l'utilisation de pesticides.
- Des produits sans pesticides proposés en magasin.
- Des panneaux et brochures informent les clients.
- Des « Jardi’fiches » à emporter à la maison résument le tout.
Ce que font les pouvoirs publics et les associations
- Ils forment les vendeurs en jardinerie sur les risques et les solutions alternatives, sans pesticides
- Ils conçoivent des outils de communication et assurent leur diffusion auprès du grand public.
- Ils évaluent les effets de la Charte.
http://www.mce-info.org/Pesticides/pestcharte.php