Qui s'engage à quoi ?
Le Carré rennais, l’Union du Commerce, le Groupement des commerçants non sédentaires d’Ille et Vilaine, la CCI, la Chambre des Métiers, la MCE et l’ensemble des grandes enseignes de la distribution présentes sur le territoire rennais : Carrefour Alma, Carrefour Cesson-Sévigné, Champion, Cora, Intermarché Longs-Champs, Leclerc de Cleunay et de Saint-Grégoire, Monoprix Colombia, Système U.
Certains distributeurs et certaines fédérations incitent, depuis 1996, leurs adhérents à sensibiliser systématiquement les consommateurs aux caisses, à former leurs caissières et à proposer des solutions alternatives.
Rennes Métropole a choisi d'aller plus loin dans la démarche, à condition d'aider le consommateur à transformer ses déclarations en acte effectif. Les sigantaires aideront donc les consommateurs à passer de l'intention aux actes, puisque 97 % des Français se disent prêts à arrêter l'utilisation de sacs jetables.
En clair : les signataires s'engagent à cesser de distribuer des sacs plastiques non recyclables aux consommateurs.Une campagne de communication, commune à toutes les enseignes, sera lancée dans les prochaines semaines pour les y aider. Elle présentera les alternatives, déjà bien connues : utilisation de cabas, de paniers, de cartons, de cagettes, ou dernière solution utilisation de sacs recyclables. La métropole rennaise veut prendre une longueur d'avance sur la future loi qui impose cette suppression pour 2010.
Quelques arguments pour réfléchir
Un sac jetable, c'est une seconde de fabrication pour environ 20 minutes d'utilisation, mais 100 à 400 ans de dégradation dans la nature. Près de 100 millions de sacs de caisse sont distribués par les commerçants sur le territoire de Rennes Métropole en un an, soit plus de 3 sacs à la seconde. Cela représente 500 tonnes de déchets par an.
Ces sacs constituent une source de pollution importante : ils sont dans la nature, sur les espaces publics en ville, dans les rivières, sur le littoral (122 millions de sacs présents sur le littoral français de façon permanente) ou dans les estomacs des poissons, tortues marines, qui en meurent...
Leur distribution n'est pas vraiment gratuite puisque leur coût est supporté indirectement par les consommateurs. Or la matière première nécessaire à leur fabrication est le pétrole...
Le consommateur paye une seconde fois l'utilisation de tels sacs, pour leur élimination. Enfin, les législations environnementales européennes font évoluer les pays membres.
Rennes Métropole a proposé aux commerces d’autres actions pour poursuivre la dynamique de réduction des déchets : promotion des éco-produits, réduction des prospectus, DEEE. Ces actions figureront dans la charte d’urbanisme commercial qui sera signée en 2007.