Les cartes de bruit de l'agglomération rennaise

 

Comment lire les cartes ?


Pour faciliter la compréhension des cartes de bruit, nous avons simplifié leur appellation. Les légendes figurant sur les cartes en revanche gardent la dénomination technique.

Par exemple, une carte de bruit routier sur une journée (24h) correspond, en termes techniques normalisés, à une carte de type a, contribution sonore des voies routières, indice Lden.

  • Cartes de type a = cartes d'exposition, représentant les zones exposées à plus de 55 dB(A) en Lden ou à plus de 50 dB(A) en Ln
  • Cartes de type b = cartes des secteurs affectés par le bruit, représentant les secteurs affectés par le bruit définis dans les arrêtés préfectoraux de classement sonore
  • Cartes de type c = cartes de dépassement des valeurs limites, représentant les zones où les valeurs limites en Lden et en Ln sont dépassées

Les cartes de type a et de type c sont classées selon deux indices :
  • indice Lden = niveau sonore moyen pondéré sur une journée (24h) ("l" pour "level"=niveau ; "d" pour "day"=jour ; "e" pour "evening"=soirée ; "n" pour "night"=nuit)
  • indice Ln = niveau sonore moyen pondéré sur une nuit (22h-6h) ("l" pour "level"=niveau ; "n" pour "night"=nuit)

Quels types de bruit sont pris en compte ?

Les sources sonores prises en compte dans l'étude sont réparties en quatre familles principales :
  • bruit routier (= niveau sonore des infrastructures routières)
  • bruit ferroviaire (= niveau sonore des infrastructures ferroviaires )
  • bruit aérien (= niveau sonore du trafic aérien sur l'aéroport de Saint-Jacques-de-La-Lande)
  • bruit industriel (= niveau sonore des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation (ICPE-A) ayant une activité industrielle)

Comment sont calculés les niveaux sonores et leur répartition ?

Mesures des niveaux sonores
Les calculs acoustiques sont réalisés selon des méthodes normalisées adaptées à chaque famille de source sonore.

L'unité de mesure est le décibel pondéré A, symbolisé dB(A).

Le point d’évaluation est situé à une hauteur de 4 mètres au-dessus du sol et à 2 mètres devant la façade. Les calculs ne tiennent pas compte de la dernière réflexion du son sur la façade du bâtiment concerné, ce qui correspond à une correction de -3 dB(A).


Répartition des niveaux sonores
La répartition des niveaux sonores représentée sur les cartes est indicative. Elle n'est pas issue de calculs détaillés, mais d'une estimation de la répartition globale des niveaux sonores, en fonction d'une situation moyenne : trafics moyens annuels, conditions météorologiques moyennes...


Rennes Métropole a fait le choix d’aller plus loin que la réglementation en cartographiant l’ensemble de son territoire (37 communes / 400 000 habitants), soit au-delà de l’unité urbaine (10 communes / 271 000 habitants).


Comment sont élaborées ces cartes ?

Rennes Métropole a mis en place un comité de pilotage réunissant l’ensemble des acteurs concernés par la mise en œuvre de la Directive sur le territoire de l’agglomération.

La mission d’élaboration des cartes a été confiée au bureau d’études Impédance, qui a utilisé le logiciel Predictor spécialisé dans la modélisation et le calcul du bruit en environnement extérieur.

Les cartes ont été établies à partir des sources suivantes :
- base de données topographiques (1999) ;
- base de donnée population INSEE (1999) ;
- données trafic 2006-2007 ;
- écrans acoustiques ;
- données Réseau ferré de France pour les mouvements de fret et voyageurs ;
- données météorologiques.

Des campagnes de mesures acoustiques permettant de tenir compte de l’ensemble des familles de sources sonores (routes, voies ferroviaires, installations classées) ont servi au calage et à la validation du modèle numérique de calculs.

Pour en savoir plus sur la méthodologie, consulter le résumé non technique.

Comment sont comptabilisées les populations exposées ?


Les populations exposées à chaque type de bruit (route/fer/ICPE/avions) sont comptabilisées par tranches de niveaux sonores, et ce pour chacune des périodes diurnes (Lden) et nocturnes (Ln). Ces résultats indicatifs obtenus à partir des données population de 1999 sont arrondis à la centaine près.

Les valeurs limites concernant les habitations et établissements d’enseignement ou de santé, sont fixées par l’arrêté du 4 avril 2006.










 
Retour en haut de page

Rennes Métropole communauté d’agglomération