Bien sûr, l’ancienneté des locaux, construits jadis pour accueillir des spécialistes de zoologie et une kyrielle d’équipes indépendantes, n’a jamais empêché les sept équipes du laboratoire de faire de leur mieux, en regroupant leurs efforts. Ces dernières années, ce dernier a même engrangé d’excellents résultats dans des domaines du transport intra-cellulaire, des micro-tubules ou du contrôle de l’expression génétique. « Mais la vétusté des installations constituait quand même un réel obstacle pour faire venir de nouveaux chercheurs. Si l’on veut continuer à progresser, il faut jouer la carte de l’attractivité», souligne Daniel Boujard.
Les 120 personnels du laboratoire ont donc pris leur mal en patience. Le lifting aura duré huit ans, étage par étage, salle après salle. Côté finances, l’opération aura coûté la bagatelle d’1,7 millions d’euros, assumée pour une petite partie par Rennes Métropole.