« Toute notre tâche consiste à comprendre le fonctionnement des T-Reg pour tenter, le cas échéant, de les bloquer ou de les neutraliser », complète Denis Bruniquel, immunologiste de l’Etablissement français du sang, détaché à la faculté de médecine de Rennes depuis 2005.
En jeu ? Le combat contre le lymphome, ce cancer du sang qui tue chaque année 70 000 personnes en France. « Nous épousons les évolutions de la recherche scientifique. Jusqu’à présent, on préférait s’attaquer directement à la tumeur. Mais il était difficile de mettre au point des protocoles adaptés à la diversité des malades. Aujourd’hui, on préfère aider le système immunitaire à se débarrasser lui-même des cellules cancéreuses », retrace le chercheur, formé à bonne école dans les laboratoires du prestigieux NIH de Washington.