Des rosiers peu sensibles aux maladies

Les plantes préférées des jardiniers suscitent des passions parfois excessives lorsqu’elles se traduisent par un acharnement phytosanitaire pour éliminer le moindre puceron ou tache de maladie. Au risque de détruire les équilibres biologiques du jardin. Passée la deuxième année de culture, les pucerons sont sans danger même lorsqu’ils recouvrent des rameaux entiers. Les insectes auxiliaires et les oiseaux en viendront vite à bout. La lutte contre les maladies est plus complexe et jamais efficace à 100%. Il faut l’accepter, choisir des variétés peu fragiles et les cultiver correctement.
La résistance aux maladies n’est jamais absolue et varie selon le sol et le climat.
 
roses 1
roses 2
 
Variétés peu sensibles
Nombre de variétés anciennes sont résistantes comme les superbes et parfumées Cornélia, Félicia, Pénélope, le beau Westerland, The Fairy,…
Parmi les variétés récentes, celles de Michel Adam sont réputées pour leur résistance et leur parfum, comme Jules Verne, Brocéliande, Martin des senteurs. Certaines, éditées par Nirp, sont vendues en jardinerie. Plusieurs variétés de Meilland (gammes Meillandécor et Farniente, Henri Salvador, Nicolas Hulot, le grimpant Colette,…) ne réclament aucun traitement. Si vous possédez des rosiers sensibles à l’oïdium ou aux taches noires, remplacez-les par d’autres plus résistantes. Découvrez-les dans les catalogues, sites internet, pépinières et jardineries signataires de la charte Jardiner au naturel ça coule de source ! 
 
roses 3
roses 4
 
Une bonne plantation
Il faut un emplacement ensoleillé et aéré, une terre bien travaillée, riche en humus, magnésium, potasse et phosphore, sans excès d’azote, sans acidité.
Mariez les rosiers avec des plantes vivaces basses aromatiques (thym, lavande, hysope) qui attirent les insectes auxiliaires. Contre les maladies des taches noires et l’oïdium, ramassez et compostez les feuilles tombées avant le printemps. Lors de la taille, désinfectez le sécateur, supprimez le bois mort puis traitez avec de la bouillie bordelaise. Paillez avec du fumier pailleux, feuilles mortes, écorces de feuillus (pas de pin), paillettes de lin ou coques de cacao.

Textes et images : Denis Pépin
 
 
Retour en haut de page

Rennes Métropole communauté d’agglomération