Emploi : Rennes Atalante maintient le cap

Bilan emploi 2009 Rennes Atalante (C. Ablain) entre G. Hamon (Rennes Métropole) et C. Labit (Rennes Atalante), B. Prandi (Mémométal technologies) et R. Crépeaux (SIB), deux entreprises en pleine expansion (C. Ablain)
Avec un solde de 39 emplois, la technopole Rennes Atalante voit l’année 2009 se terminer sur un bilan emploi tout juste positif.

L‘image symbolique de l’année technopolitaine 2009 restera celle de la fermeture du site R&D de Motorola et la suppression de ses 145 emplois. Parmi ces salariés, 30 restent en recherche d’emploi, une soixantaine a retrouvé un CDI, une vingtaine a entrepris une formation longue durée et une poignée d’autres se lancent dans la création d’entreprise, sous des statuts divers, dont celui d’auto entrepreneur.

L’enquête emploi réalisée, comme chaque année, par l’association Rennes Atalante vient à la fois préciser et conforter cette image. Les 262 entreprises implantées sur les sites Atalante ou adhérentes localisées hors technopole ont créé,  d’octobre 2008 à octobre 2009, 672 emplois. Dans la même période, 633 postes ont été supprimés. Ce qui porte la croissance de l’emploi à un petit 0,24%, contre 4,9% l’année précédente.

Replacé dans le contexte mondial, « les entreprises de la technopole contribuent à la résistance de l’emploi », a simplement commenté Claude Labit, président de l’association technopolitaine. Selon les secteurs, quelques variations sont à remarquer : le solde net (emploi créé-emploi supprimé) dans le secteur des TIC est de +0,19%, dans celui de la santé +1,95%, et dans le secteur agro-bio-environnement +2,82%. « Les entreprises de TIC ont repris les embauches à partir de septembre, après une année de calme plat. Mais toutes les entreprises en lien avec le secteur automobile souffrent encore », a complété Frédéric Pauly, directeur de Rennes Atalante.

Accompagner les PME et croiser les compétences
Avec un effectif moyen de 63 salariés par entreprise, l’association entend accentuer son soutien au développement des petites et moyennes entreprises, dont les centres de décisions sont ici, et qui sont celles qui ont tiré l’emploi vers le haut toutes ces dernières années.
« Rennes Atalante doit accompagner la mue », a estimé Gwenaëlle Hamon, vice présidente en charge du développement économique. « Il faut croiser les filières et les compétences, TIC et habitat, TIC et santé, Tic et culture ».

Un double exemple vient illustrer cette stratégie. Mémométal, spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation d’implants (à mémoire de forme) de chirurgie de la main et du pied prévoit de passer de 70 à 90 emplois en 2010, grâce à son taux de croissance de 80% pour la seule année écoulée, et à sa triple implantation aux USA, en Allemagne et Royaume-Uni. L’entreprise est en travaux pour doubler sa surface, à Ker Lann.

Au croisement des TIC et de la santé, le Syndicat interhospitalier de Bretagne, issu du CHU de Rennes, poursuit son expansion. Spécialisée dans les systèmes d’information pour établissements publics de santé, l’entreprise (187 personnes) intervient auprès de 180 établissements publics français et vise l’export vers l’Afrique du Nord et de l’Ouest, avec l’aide de Bretagne international. Par ailleurs, le SIB prend part à deux programmes de recherche européens en cancérologie. Depuis sa création en 1993, les effectifs ont triplé.

 
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