La révolution numérique est en marche

Dossier réalisé en Juillet 2010
 
Le 8 juin, la télévision bretonne basculait dans le Tout numérique terrestre (TNT). Au-delà d'un nombre de chaînes plus important, l'ère numérique apporte des potentiels de développement important pour l'ensemble des acteurs de la chaîne. Quelques aperçus dans ce dossier.
 
TDF
 
Après la Basse-Normandie, le 9 mars 2010, les Pays-de-la-Loire, le 18 mai, c'était au tour de la Bretagne de basculer, le 8 juin, dans le tout numérique. Et si le grand public n'a eu, la plupart du temps, qu'à régler de nouveau ses chaînes sur son téléviseur ou via son décodeur, le travail aura été de longue haleine pour les employés de TDF, dont la direction régionale, basée à Rennes, couvre ces trois régions auxquelles s'ajoute la Haute-Normandie qui, elle, basculera en février 2011.
 
« Changer les fréquences, la puissance de diffusion voire les gabarits des antennes revient à construire un nouveau réseau, c'est un gros travail », prône Bernard Soucail, directeur régional de l'opérateur TDF, qui réalise 35% de son chiffre d'affaires dans le secteur télévisuel, aux côtés de la radio et des télécoms. « Passer de l'analogique au numérique est une vraie chance, poursuit Bernard Soucail. Cela conduit à une libération importante de fréquences que les chaînes pourront utiliser pour offrir davantage de services, de la HD, voire de la 3D. »

Télévision mobile personnelle

Actuellement en pleine restructuration – le siège et les huit directions opérationnelles disparaîtront bientôt et seules les équipes de terrain resteront en région – TDF se positionne également sur la télévision mobile personnelle, notamment par le biais d'un projet commun avec Virgin mobile. Un enjeu important et une complexité différente de la télévision terrestre : « Ce développement combine à la fois la dimension réseaux téléphoniques et le mécanisme de la diffusion de la télévision sur une zone géographique donnée. Cela nécessite autant de diffusions que de clients. En même temps, les clients d'un même opérateur ne voudront pas forcément tout recevoir sur leur téléphone. » Quel intérêt, en effet, pour un Rennais d'avoir accès via son mobile à la télévision locale d'Orléans ?

Technicolor, qui aujourd'hui réorganise sa filiale Grass Valley - suppression de 625 emplois, dont 182 à Rennes - s’inscrit également sur ces marchés d'avenir. A Beaulieu, le groupe possède son plus grand centre de recherche et développement qui, d'ici à 2012, déménagera et s'agrandira sur le site des Champs Blancs à Cesson-Sévigné.


De la 2D à la 3D

Pour ses clients – créateurs de contenu, diffuseurs, opérateurs de réseaux, Technicolor y développe nombre d'innovations et travaille activement sur la sécurité des contenus, leur numérisation, les images de synthèse et la 3D. « Déjà, la numérisation de l'ensemble des images, même celles acquises par des caméras analogiques, suppose un grand travail de recherche et de connaissance des mouvements, des objets, des matières, explique Gary Donnan, vice-président de l'innovation chez Technicolor. Plus il y a d'images de synthèse et plus il faut simuler au mieux l'environnement dans lequel celles-ci évoluent. Cela implique des compétences plus larges et une recherche plus prégnante dans nos métiers. »
 
A Rennes, Technicolor travaille aussi sur les sous-titrages des films en 3D ou encore sur les effets de la 3D pour une consommation à domicile. « En fonction du téléspectateur, la perception de la 3D et son acceptation varient. Permettre à chacun de la régler à son gré, comme on ajuste la luminosité d'un écran par exemple, est aussi un axe important pour lui assurer un meilleur confort. » La 3D offre donc des perspectives intéressantes au groupe Technicolor. Mais le travail reste titanesque à l'heure où l'on parle aussi de la télévision mobile personnelle qui, elle aussi, recevra, un jour, la 3D. Pays, formats, standards, écrans, de nombreuses divergences existent dans le monde télévisuel de demain. Autant de challenges à relever pour les professionnels du secteur.
 

Technicolor
 
 
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