La reprise, une autre façon de créer son entreprise

Novembre 2011
 
Alors que les Journées de la reprise et de la création d'entreprise viennent de tourner une nouvelle page à Rennes, l'heure est au bilan. Un bilan positif pour une manifestation au public toujours plus nombreux, avide de connaître les astuces pour créer ou reprendre une entreprise en Bretagne.
 
Reprise
 
Au total, 6.600 visiteurs sont venus aux Journées régionales de la création et de la reprise d'entreprise, qui se sont tenues les jeudi 14 et vendredi 15 octobre à Rennes. A Travers la centaine d'exposants présents, chacun d'eux a pu se renseigner sur la création, la reprise, la franchise et la transmission d'entreprise. Avec,
 
pour cette quatorzième édition, une attention particulière portée à l'e-business, avec la présence de la Cantine numérique, et les jeunes créateurs épaulés par le Pôle de l'entrepreneuriat étudiant en Bretagne.
Dopée notamment par le statut d'auto-entrepreneur, la création d'entreprise se porte assez bien en Bretagne et dans l'agglomération rennaise. Les JRCE semblent alors être devenues un lieu incontournable pour y puiser les informations nécessaires aux porteurs de projet. « La force de ce salon se situe aussi dans la présence des réseaux, confie Nicole Levelu, de la CCI Rennes Bretagne. Les gens se croisent ici quand ils en ont peu l'occasion à l'extérieur, c'est un moment d'échanges. »
En moyenne, les visiteurs, en quatre heures de salon, rencontrent entre 5 et 10 exposants et assistent à au moins une des animations proposées : plénières, conférences techniques et ateliers pratiques notamment. « Quel que soit le stade d'avancement de leur projet, les personnes présentes aux JRCE y trouvent des informations indispensables à la constitution de leur dossier », poursuit Nicole Levelu.
 
Un quart de candidats à la reprise

Outre la création d'entreprise, les JRCE mettent aussi l'accent sur la reprise. « En moyenne, ce sont entre 25 et 30% des visiteurs qui sont candidats à la reprise, détaille Nicole Levelu. Pour eux, des animations et rencontres spécifiques sont proposées. La particularité des repreneurs
 
JRCE
potentiels réside notamment dans une réflexion plus poussée de leur projet. Ce sont souvent des gens plus mûrs dans leur approche de l'activité et des besoins que nécessite une entreprise. »
En moyenne, un dossier de reprise se boucle en une année- une année et demie. Entre l'identification du projet, le choix de la société, les démarches financières et la mise en place de l'équipe. « Sans oublier que ces personnes nécessitent parfois des formations complémentaires », ajoute Nicole Levelu. Dans l'ensemble, deux profils de repreneurs se dégagent : pour plus d'un tiers d'entre eux, il s'agit d'industriels quand les deux tiers restants concernent plutôt des profils commerciaux. L'entreprise Chaplain et la Papier Timbré en sont des illustrations.
Outre les JRCE et les institutions qui proposent des accompagnements spécifiques à la reprise, le portail internet Reprendre en Bretagne est un outil indispensable pour les cédants et repreneurs. « L'idée est d'aider les candidats à la cession ou la reprise à mieux identifier les offres », explique Nicole Levelu.

Des hommes... surtout

Si, à l'instar des créateurs, les futurs repreneurs sont poussés par l'esprit d'entreprendre, ils sont souvent plus âgés que ces premiers. Sur le portail Reprendre en Bretagne, les visiteurs sont ainsi âgés en moyenne de 44 ans et sont, dans une grande majorité, des hommes. « En industriel, c'est flagrant puisque nous comptons 92% de profils masculins, note Nicole Levelu. En commerce, ce chiffre tombe à 74%, une large majorité toutefois ! » Autre statistique intéressante, trois quarts des repreneurs sont déjà installés en Bretagne. Les autres viennent souvent de départements limitrophes, mais aussi de plus loin, voire de l'étranger.
Quels que soient les objectifs des cédants et repreneurs, Nicole Levelu insiste sur l'importance de se faire connaître et de s’inscrire dans les réseaux. A travers le portail donc mais aussi via les ateliers proposés tout au long de l'année par la CCI notamment. « C'est dans ces moments d'échanges que l'on peut prendre connaissance d'un projet ou rencontrer les personnes ressources qui accompagneront le repreneur dans son entreprise future. »

Texte : Anne-Laure Grosmolard
Photos : Guillaume Prié

 
 
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