Edoardo Costadura, du romantisme à la Rome antique

Etudier le romantisme quand on est italien, quoi de plus naturel ? Professeur de littérature comparée, Edoardo Costadura révise désormais ses classiques au département de Lettres de l’université Rennes 2, dont il est aussi le directeur adjoint.
Les trois domaines linguistiques qu’il explore correspondent aux trois univers culturels avec lesquels il s’est familiarisé durant sa formation : l’Allemagne, la France et l’Italie. « La littérature comparée consiste à poser des questions à la littérature, sans se cloisonner à un genre, un pays ou un auteur. 
 
Edoardo COSTADURA
En France, c’est une discipline dont on reconnaît la valeur et l’autonomie », se félicite l’enseignant.
Le romantisme européen constitue dorénavant son principal sujet d’étude, en particulier la figure nomade de François-René de Chateaubriand. L’auteur des Mémoires d’outre-tombe aimait Rome, les écrivains et les poètes italiens : Pétrarque, Dante, Manzoni, Pellico… A travers l’analyse de ses œuvres, l’universitaire cherche à comprendre comment celui-ci a vu, lu et assimilé la culture et la littérature de l’autre versant des Alpes.
A cet égard, Edoardo Costadura parle d’« esthétique de la réception ». Membre de l’équipe Chateaubriand de la rue d’Ulm, il contribue actuellement à une nouvelle édition critique des œuvres intégrales de l’écrivain. La proximité de Combourg, le berceau de Chateaubriand, est un heureux hasard…
En parallèle, l’enseignant poursuit ses travaux sur la théorie de la traduction, appliquée à la poésie du XXe siècle (Valéry, Mallarmé, Ungaretti…). « En tenant compte des a priori des traducteurs et du contexte historique de l’époque, une approche critique permet de comprendre comment et pourquoi les textes ont été traduits d’une certaine manière, pas d’une autre », résume Edoardo Costadura. L’allocation d’installation scientifique de Rennes Métropole (10 000 €) lui permettra d’équiper son bureau avec l’outillage informatique de rigueur (ordinateur portable, imprimante, scanner…).

Olivier Brovelli
crédit photo Caroline Ablain

Revenir à la liste des Lauréats 2008
 
 
Retour en haut de page

Rennes Métropole communauté d’agglomération