En France, c’est une
discipline dont on reconnaît la valeur et l’autonomie », se félicite
l’enseignant.
Le romantisme européen constitue dorénavant son principal sujet d’étude, en particulier la figure nomade de François-René de Chateaubriand. L’auteur des Mémoires d’outre-tombe aimait Rome, les écrivains et les poètes italiens : Pétrarque, Dante, Manzoni, Pellico… A travers l’analyse de ses œuvres, l’universitaire cherche à comprendre comment celui-ci a vu, lu et assimilé la culture et la littérature de l’autre versant des Alpes.
A cet égard, Edoardo Costadura parle d’« esthétique de la réception ». Membre de l’équipe Chateaubriand de la rue d’Ulm, il contribue actuellement à une nouvelle édition critique des œuvres intégrales de l’écrivain. La proximité de Combourg, le berceau de Chateaubriand, est un heureux hasard…
En parallèle, l’enseignant poursuit ses travaux sur la théorie de la traduction, appliquée à la poésie du XXe siècle (Valéry, Mallarmé, Ungaretti…). « En tenant compte des a priori des traducteurs et du contexte historique de l’époque, une approche critique permet de comprendre comment et pourquoi les textes ont été traduits d’une certaine manière, pas d’une autre », résume Edoardo Costadura. L’allocation d’installation scientifique de Rennes Métropole (10 000 €) lui permettra d’équiper son bureau avec l’outillage informatique de rigueur (ordinateur portable, imprimante, scanner…).
Olivier Brovelli
crédit photo Caroline Ablain
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