Objectif: le haut-débit pour tous


Quatre objectifs prioritaires


1. Couvrir les “zones blanches”.
Il s'agit de zones situées à plus de 4 km du central téléphonique le plus proche. En effet, le réseau téléphonique a été construit à une époque où Internet n’existait pas. Il n’a donc pas été imaginé pour distribuer des services numériques. Comme le débit disponible décroît en fonction de la distance parcourue par le signal dans le réseau téléphonique, ces zones bénéficient de débits faibles, inférieurs au débit de 2 Mbps qui est le seuil minimum pour utiliser les services de base dans de bonnes conditions.

Aujourd'hui, environ 7 % des lignes du territoire sont en “zones blanches”. Ces lignes n’ont pas de perspective d'amélioration sans intervention publique. Le projet “haut débit” doit permettre d'avoir des garanties de couverture à 2 Mbps sur l'ensemble du territoire de Rennes Métropole. Cet objectif a été repris par le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine qui a mis en œuvre un réseau radio-WiMax pour apporter un service « haut débit » là où le réseau téléphonique ne permet pas l’accès à Internet dans de bonnes conditions. Ce service est opérationnel depuis mi-2010.


2. Dégrouper pour faire jouer la concurrence
Le dégroupage apporte des services supplémentaires pour les utilisateurs (TV sur Internet, vidéo à la demande, téléphonie illimitée...). Dans ce cas, les tarifs et les débits sont plus intéressants en situation de dégroupage, car plusieurs opérateurs proposent leurs services.
Au début du projet, sur les 41 centraux téléphoniques que compte l'agglomération, seulement 11 étaient dégroupés "spontanément" par les opérateurs.

60.000 lignes environ restaient non dégroupées, en particulier, tous les centraux téléphoniques de 1000 lignes ou moins n'avaient pas de perspective de dégroupage sans intervention publique, car ces centraux sont peu rentables pour les opérateurs privés.
Le projet "haut débit" a permis d'assurer le dégroupage de tous les centraux téléphoniques de l'agglomération depuis 2009 et ainsi développer et harmoniser les services et accès Internet sur les 37 communes.

3. Couvrir les zones d’activité économique
Les offres pour les entreprises sont hétérogènes. Au début du projet, seules une dizaine de zones d'activité sont couvertes par une offre performante (ZAE de France Télécom). Le raccordement direct en fibres des entreprises est limité aux grands comptes ou aux zones à très fort potentiel. Le projet “haut débit” a permis un saut qualitatif avec le raccordement optique de 126 zones d'activité sur l'ensemble du territoire, et notamment les ZAC d'intérêt communautaire. Il doit aussi permettre de favoriser l’enseignement supérieur et la recherche, en connectant davantage la plaque rennaise aux réseaux mondiaux. Il s'agit là de facteurs déterminant pour la compétitivité et l'attractivité du territoire

4. Constituer un patrimoine

Enfin, le projet a une dimension patrimoniale forte. L'infrastructure optique a été mise en place en réutilisant de manière optimisée les infrastructures existantes et en construisant certains tronçons. Neutre, elle est mutualisée et ouverte à tous les opérateurs (Orange, SFR, Free, Bouygues Télécom, NC-Complétel, Adista, Bretagne Télécom, …etc.) , ce qui permet le développement des opérateurs (notamment locaux) et des services. A la fin de la délégation, le réseau reviendra à Rennes Métropole.

 
 
 
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