Au sein de la Maison de la recherche en sciences sociales, Erwan Quesseveur fait figure d’extra-terrestre. Expert en système d’information géographique (SIG), il utilise nettement plus l’informatique que ses collègues.
Son dada : la modélisation cartographique. « Il s’agit de retranscrire sur une carte les données objectives d’un problème afin de mieux en comprendre les causalités, les implications et les évolutions possibles », explique le jeune chercheur, également enseignant.
Quelle serait la configuration idéale du bocage pour limiter le ruissellement des effluents polluants vers la rivière ? Comment favoriser le développement de l’intermodalité dans une collectivité en tenant compte du domicile, des horaires et des modes de transport de chacun ? Comment aider à combattre la prolifération des rongeurs au Sahel ?
« Il faut à la fois développer de nouveaux outils informatiques et favoriser le décloisonnement des services qui travaillent ensemble », explique Erwan Quesseveur. Méthodologie et innovation technologique guident l’action du chercheur, très orientée vers l’action publique et la démocratisation du savoir.
L’allocation d’installation scientifique (10 000€) lui permettra notamment de faire l’acquisition d’un puissant serveur informatique, de nouveaux logiciels et d’un GPS. Mais le week-end, en Breton qui se respecte, c’est sur son catamaran qu’Erwan Quesseveur met à l’épreuve son sens de la navigation cartographique.
Olivier Brovelli