Des produits pour soigner le jardin en douceur

 
Une chose est certaine : lorsque les plantes sont bien dans leurs racines, elles sont plus vigoureuses et plus résistantes aux maladies et aux ravageurs.
Autre constat : bien des problèmes sont la conséquence d’erreurs de jardinage (excès d’engrais chimique, enfouissement profond du fumier, tonte trop courte...). La biodiversité au jardin est un facteur d’équilibre pour accueillir les insectes auxiliaires et lutter naturellement contre les pucerons, limaces...

Textes et photos: Denis Pépin
 


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Pour protéger les plants de
carottes, un voile anti-insectes


Mais, plus on traite et plus il faut traiter. Enfin, dernier constat : plus de 90% des animaux du jardin ne sont ni utiles, ni nuisibles aux cultures, seule une poignée pose parfois des problèmes. Inutile donc de sortir un gros marteau pour écraser une mouche. D’autant qu’au jardin amateur, il n’y a pas d’enjeux de production et de revenu. Si quelques pucerons s’enhardissent sur des boutons de rose, est-ce vraiment grave ? Laissons faire les coccinelles.
 
Pour autant, il arrive que la situation se dérègle certaines années (chaleur ou froid excessifs, pluies continues) et que quelques problèmes surviennent. Des produits doux, peu dangereux pour l’homme et l’environnement, peuvent sauver la situation. Les noms indiqués sont ceux des matières actives, pas du nom commercial. Pour les repérer, demandez conseils aux vendeurs des jardineries signataires de la Charte Jardinerie.

Insecticides



  • Contre les chenilles (piéride et noctuelle du chou, chenille des arbres fruitiers, teigne du poireau...) : Bacillus thuringiensis, un extrait bactérien spécifique. Mais épargnez toutes les autres chenilles qui deviendront des papillons butineurs. Accueillez les chauves-souris (posez un abri), grosses dévoreuses de papillons nocturnes.
  • Contre les autres insectes : pyrèthre, savon noir liquide (+ alcool à brûler à 1% contre les cochenilles), purin de fougères contre les pucerons lanigères.
  • Au verger : piège à phéromones contre le ver de la pomme et de la cerise, collier anti-insecte (autour des troncs). Carton ondulé posé en juin à la base des troncs pour capturer les vers.
  • Dans les serres et vérandas : piège jaune anti-insectes.
  • Au potager : voile de protection anti-insectes (mouche de la carotte, altise des navets et radis...).
  • Antilimace : à base de métaldéhyde (1grain tous les 10 cm suffit), mais mis à l’abri des autres animaux (sous une tuile faîtière, un pot renversé...). Éviter le produit à base de mercaptodiméthur, très toxique pour l’environnement.


Fongicides


Ils protègent les plantes contres les maladies à champignon. Ils ne sont pas curatifs mais préventifs. Ils doivent être appliqués lorsque les conditions sont favorables aux maladies et si les plantes y sont sensibles.

  • Cuivre (bouillie bordelaise, oxychlorure de cuivre) : réduisez de moitié les doses indiquées (l’efficacité est quasiment la même) pour éviter l’accumulation de cuivre dans le sol (toxique à la longue, notamment pour les vers de terre). Contre le mildiou et la tavelure (dès que les pluies mouillent le feuillage pendant au moins 20 heures d’affilée, à renouveler après un total de 20 mm de pluies). Contre le chancre (en hiver), la cloque du pêcher (en début de printemps), la moniliose (printemps et automne-hiver). Contre les taches noires du rosier (efficacité limitée).
  • Soufre : contre les oïdiums du pommier, rosier, courgette... Attention à la toxicité si la température est élevée. Contre la tavelure des pommes et contre la moniliose au printemps-été.
  • Pour renforcer la résistance des plantes : extrait de prêle (léger effet curatif), purin d’ortie (facile à faire soi-même). Extrait d’algue.
    Mouillant à ajouter aux traitements fongicides : extrait de pin des Landes. Améliore la tenue du produit et sa répartition sur le feuillage. Permet de diminuer un peu les doses.
 
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