EuroRennes : un quartier d'affaires

 

1/ Dessiner un pôle de transport multimodal

Deux facteurs ont déclenché, en 2006, une réflexion entre les huit acteurs concernés par ce pôle de la gare de Rennes.
Le projet ligne grande vitesse dans la capitale bretonne, prévue à l’horizon 2014. En TGV, Paris-Rennes se parcourra en 1h24 ou 1h27 (selon arrêts intermédiaires).
Puis, à l’horizon 2018, la mise en service de la 2e ligne de métro, comportant une connexion avec la ligne "a" en station Gares.
 
TGV
 
SNCF
 
Paris à 1h24 ou 1h27 de Rennes provoquerait une augmentation de 128 000 passagers quotidiens à la gare.
La Région prévoit un renforcement des lignes TER.
 
Explosion de la fréquentation

A l’horizon 2020, la fréquentation de la gare devrait atteindre 128 000 passages par jour. Soit le double par rapport à la fréquentation de 2007. Les études prévoient une progression des échanges entre les différents modes de transports en commun (TGV, TER, Métro, Bus et Autocar) de +70%, une augmentation de l’accès en voiture de +55% sous l’effet de l’accroissement des déplacements en relation avec le TGV, un quasi doublement de l’accès à pied et à vélo ainsi qu’un doublement du nombre d’utilisateurs du métro à la mise en service de la 2e ligne de métro.
A un horizon plus lointain, sont à prévoir de nouvelles relations en lien avec l’aéroport de Rennes Saint-Jacques et le futur aéroport de Notre Dame des Landes.

Or, les installations actuelles ne peuvent pas absorber une telle fréquentation sans « conflit d’usages » entre voyageurs du train, accompagnateurs en automobile devant pouvoir stationner, automobilistes transitant par ce secteur, riverains piétons ou cyclistes, cars et bus devant circuler au plus près de ce pôle…

L’ensemble des organisateurs de transports partagent l’objectif de faire évoluer le site de la gare pour le transformer en pôle d’échanges multimodal :
  • Pour le « nœud ferroviaire » : il faudra augmenter le nombre de quais, permettre le passage des trains à grande vitesse ne s’arrêtant pas en gare de Rennes, garantir des réserves foncières à long et très long terme…
  • Pour le bâtiment voyageurs : il faudra augmenter la capacité du bâtiment, le rendre accessible pour les personnes à mobilité réduite; adapter l'offre de services en gare ; améliorer les cheminements en gare, notamment réduire les niveaux entre Nord et Sud et entre les quais de métro et les étages supérieurs du bâtiment ; améliorer la lisibilité de accès Sud…
  • Gare routière : il faudra intensifier les connexions avec les autres modes de transports en commun et lui donner une dimension au moins identique à l’existant ; la circulation des usagers devra être simplifiée.
  • Accessibilité urbaine : il faudra conforter les transports en commun au Nord, faciliter la desserte des automobiles au Sud et offrir un accès optimal aux modes doux partout.
  • Métro et bus : il faudra que les accès et des lieux d’échanges soient de capacité suffisante, entre les 2 lignes de métro, mais aussi entre le métro et les autres modes de transports.
  • Stationnement gare et ville : le stationnement lié à la gare SNCF devra permettre aux clients des gares d'être déposés le plus facilement et en toute sécurité. Les taxis devront accéder facilement et rapidement aux gares. La mise à disposition des véhicules de location devra être facilitée.
  • Centralité du pôle et projet urbain : afin de tirer partie de cette nouvelle centralité d’agglomération, le projet prévoit des bâtiments aux fonctionnalités mixtes, avec une dominante tertiaire. Il s’agit de renforcer la centralité de ce pôle, de conforter la dynamique commerciale du centre-ville et de créer une nouvelle liaison urbaine Nord-Sud.
 

2/ Penser un nouveau centre stratégique pour un rayonnement européen


Plus largement, ce futur pôle gare deviendra en 2014 le cœur du secteur le mieux desservi de Bretagne. Une telle localisation oblige d’y développer des fonctionnalités économiques de pointe qui tireront profit de « l’effet TGV ». Il est envisagé de créer un pôle économique, mixte à dominante tertiaire.

Il s’agit également de concevoir un nouveau pôle urbain pour la ville de Rennes. Avec l’aménagement de l’esplanade Général-de-Gaulle (Gaumont, Liberté, 4 bis, Les Champs Libres), la réorganisation de l’espace commercial Colombier (évolution du Cinéville…), le centre rennais s’étend vers le Sud.

Le pôle des gares dessine aussi un trait d’union vers l’Est jusqu’aux ZAC Alphonse-Guérin et de la plaine de Baud, grâce au lien naturel de la Vilaine. Dans ce secteur se situent aussi des projets d’évolution conduits par la Ville de Rennes, qu’il s’agisse de l’ex-brasserie Kronenbourg et de ses abords (de l’autre côté du pont Saint-Hélier), des mutations de l’axe Alma…

Les fonctions de ce futur secteur seront obligatoirement mixtes. Le projet devra assurer une « couture » avec les espaces urbains environnants. L’hypothèse de création d’équipements commerciaux devra être analysée, de même que l’implantation de logements, dans le respect de la mixité du Programme local de l’habitat.


Quatre objectifs urbanistiques majeurs

  • Poursuivre le développement d’un pôle économique de centre-ville à la gare par l’accueil de fonctions tertiaires supérieures. Le principal objectif de l’opération d’aménagement est de poursuivre le développement d’un véritable pôle économique de centre-ville, en accueillant des fonctions tertiaires supérieures. Le projet devra également favoriser une mixité fonctionnelle, en accueillant du commerce, des services, des équipements et de nouveaux habitants dans le respect du PLH (Programme Local de l’Habitat). Le potentiel constructible global a été estimé à environ 180 000 m2 de SHON.
  • Renforcer l’intermodalité du Pôle d’échange. EuroRennes est appelé à renforcer son rôle de plus gros nœud d’échanges de la Bretagne, dans une double dynamique de rayonnement par rapprochement de Paris et des grands hubs européens, mais aussi de proximité, avec l’explosion des flux métro et TER?
  • Créer de nouvelles liaisons urbaines Nord- Sud. La principale orientation du projet urbain consiste à développer de nouvelles liaisons urbaines Nord - Sud pour intégrer pleinement le Pôle d’Echanges dans le centre-ville et améliorer l’accroche avec le tissu existant au Sud.
  • Inscrire ce projet dans une démarche de développement durable. Outre les objectifs de développement des transports en commun, qui participent à une approche de développement durable, l'opération visera a permettre l’implantation de bâtiments économes en énergie (orientation des bâtiments, formes urbaines…).

Rennes Métropole assurera la maîtrise d’ouvrage du projet d’aménagement urbain.
 
Site utile

Site de RFF consacré au projet de Ligne à grande vitesse.
> consulter notamment l'onglet Cartographies (en pdf)
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