Florian Méhats : particules pas si élémentaires

 
Avec la conjecture de Poincaré, les mathématiques ont pris récemment un autre visage. Celui d’un ermite barbu revêche, le seul à avoir résolu un problème réputé jusqu’à alors insoluble. Des yeux bleus et un grand sourire blond : Florian Méhats n’est pas Grigori Perelman. Mais il est bien mathématicien. Le tableau barbouillé d’équations aux dérivées partielles en atteste.
Formé à l’école Polytechnique, l’étudiant breton aurait dû logiquement devenir ingénieur. Mais il a préféré épouser la science et les mathématiques appliquées à la physique, au sein de l’Institut de recherche mathématique de Rennes (IRMAR).
 
Florian-Méhats
En poste depuis deux ans, aujourd’hui responsable du magistère de mathématiques, la filière d’excellence de l’université, Florian Méhats poursuit en parallèle ses travaux sur le transport des particules. Qu’il s’agisse d’un électron ou d’une étoile, la logique est identique. « Ces objets obéissent à des lois physiques différentes, mais finalement assez proches. Il est possible de modéliser leurs trajectoires, ainsi que la façon dont ils interagissent avec eux-mêmes ou leur environnement extérieur », expose l’enseignant-chercheur.
Pour ce faire, il lui faut d’abord résoudre les équations complexes qui alimenteront ses simulations numériques. Dans les domaines de la nanoélectronique ou des télécommunications, les possibilités d’application ne manquent pas. « Mais ce sont des phénomènes instables qui ne peuvent pas se résumer à une seule fonction », nuance le mathématicien.
D’où la nécessité de multiplier les calculs, encore et encore… Rendu possible grâce à l’allocation d’installation scientifique de Rennes Métropole (10 000 €), l’achat d’un super calculateur lui sera d’une aide précieuse.


Olivier Brovelli
crédit photo Caroline Ablain
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