Pourquoi a-t-il choisi Rennes comme laboratoire d’accueil ? « L’environnement scientifique offre d’intéressantes opportunités de collaboration. L’ambiance est excellente, la plateforme d’imagerie est de grande qualité », dit le chercheur.
Sur le campus de médecine, Guillaume Halet poursuivra ses investigations sur les mécanismes de la division cellulaire asymétrique, en prenant toujours l’ovocyte de souris comme modèle d’approche. « Avant la fécondation, la cellule reproductrice femelle passe par une phase de maturation. Elle se prépare à la venue du spermatozoïde en se débarrassant de la moitié de ses chromosomes dans une cellule voisine, le globule polaire », expose le biologiste. Associé à une modification de la membrane de l’ovocyte, appelée « polarisation », ce phénomène de ségrégation chromosomique est encore mal connu.
Son dysfonctionnement est responsable de nombreuses anomalies sur la carte génétique des futurs embryons, source de lourdes pathologies du développement. « Les trisomies sont liées à une défaillance de ce processus biologique. Au lieu de n'en garder qu'un seul, l’œuf conserve deux chromosomes en son sein, et le spermatozoïde apporte une troisième copie », poursuit Guillaume Halet. Pour son volet clinique, le sujet interroge donc les thèmes de la fertilité et de la reproduction humaine.
En sa qualité de chercheur confirmé, le biologiste est désormais bénéficiaire d’une allocation d’installation scientifique (AIS) de Rennes Métropole (75 000 €). Elle lui permettra d’acquérir un précieux appareil de micro-injection d’ARN pour ovocytes, dont son équipe fera un usage quotidien.
Olivier Brovelli