Surtout, Jean Braun s’est bâti une solide réputation internationale dans un domaine pourtant très peu étudié en Europe : la tectonique des plaques.
A partir des relevés de roches effectués par ses collègues géologues, il tente de reproduire sur écran les différents scénarii qui ont pu présider à la formation des principales chaînes montagneuses du globe.
Pendant plusieurs années, il s’est ainsi intéressé de près au mouvement de subduction de la plaque indienne sous la plaque eurasienne, d’où ont surgi l’Himalaya et le plateau tibétain. A coups d’équations mathématiques un brin complexes, il sonde aujourd’hui l’effervescence géophysique qui agite le sous-sol néo-zélandais.
Bientôt, ce sera le tour des Alpes et de la Mer Egée, dont on apprendra qu’elle s’agrandit peu à peu sous l’effet de la tectonique locale… Mais le chercheur ne perd pas de vue pour autant ses élèves, pour lesquels il sait cultiver son réseau d’amitiés internationales. Jean Braun est loin d’être à côté de la plaque.
Olivier Brovelli