Formé à Lille, puis dans les locaux du prestigieux Institut de cancérologie Dana-Farber, à Boston, le biologiste poursuit ses recherches sur « la dynamique et la spécificité de réponse transcriptionnelle des cellules ». Toutes les cellules du corps humain possèdent le même génome, la même carte d’identité. Mais elles en font toutes une utilisation différente.
Comment s’organise la réponse des gênes, soumis à un signal extérieur ? C’est à cette question que tente de répondre le scientifique, en ciblant précisément ses investigations sur l’activité du récepteur aux oestrogènes. « Il s’agit de comprendre quels sont les éléments qui orientent l’activité du récepteur pour activer certains gênes et pas d’autres », résume le jeune homme.
Pour ce faire, il utilise la stimulation hormonale des cellules cancéreuses du sein. « Dans certains cas, les cellules cancéreuses du sein se nourrissent d’œstrogène pour proliférer. Jusqu’à présent, on ciblait uniquement le récepteur pour tenter d’enrayer la progression de la maladie. Je pose l’hypothèse qu’on peut sans doute s’attaquer à d’autres facteurs associés, d’autres protéines », avance Jérôme Eeckhoute.
Dans son cas, c’est l’énigmatique FOXA1 qui est dans l’œil du cyclone en blouse blanche. Grâce à l’allocation d’installation scientifique de Rennes Métropole (40 000 €), son laboratoire pourra acquérir le matériel nécessaire à la préparation automatisée et standardisée des échantillons cellulaires. Pour le chercheur, c’est aussi un premier pas vers l’introduction dans la biologie rennaise d’approches génomiques nouvelles et prometteuses.
Olivier Brovelli
crédit photo Caroline Ablain
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