Johan Oszwald : la géographie par télédétection

 
Comment l’activité humaine et le climat impactent-ils l’occupation des sols, et ce faisant, la survie de nombreuses espèces animales et végétales ? C’est le fil rouge qui guide la réflexion verte du géographe Johan Oszwald, qui reçoit l'allocation d'installation scientifique 2009.
 
Ici, les haies bocagères se défendent contre l’agriculture et l’extension urbaine. Là-bas, la déforestation gagne du terrain avec les guerres, le dérèglement climatique ou l’appétit vorace de l’agro-industrie. Des pâturages bretons aux forêts tropicales, Johan Oszwald arpente un seul et même terrain, celui de la géographie écologique, au service de la biodiversité.
Co-directeur du département de géographie, le jeune homme est enseignant chercheur, intégré depuis 2007 au laboratoire Costel de l’université de Rennes 2.
 
Johan Sszwald (Priou)
Johan Oszwald étudie l'impact de l'activité humaine sur l'occupation des sols (S. Priou)
 
Comment l’activité humaine et le climat impactent-ils l’occupation des sols, et ce faisant, la survie de nombreuses espèces animales et végétales ? C’est le fil rouge qui guide la réflexion verte du géographe.

En Côte d’Ivoire, au Gabon et au Brésil, Johan Oszwald étudie l’évolution des fronts de déforestation tropicaux, synonyme de stress pour la biodiversité régionale. « L’enjeu est important. Les forêts sont un régulateur du climat, des températures et des précipitations. Elles sont un vivier de la recherche médicale. Elles sont aussi une ressource formidable de développement durable pour les populations», énumère le chercheur.

En Bretagne, celui-ci cartographie nos paysages familiers pour préparer la mise en place de corridors écologiques. « Haies bocagères, landes, prairies, forêts… Ces sont des espaces préservés, articulés en réseaux, qui offrent une continuité permettant aux espèces de circuler, de se reproduire sans danger », explique-t-il.

Pour ce faire, le géographe utilise la télédétection, fondée sur l’exploitation des images satellitaires. A ce titre, il place beaucoup d’espoir dans l’usage d’une nouvelle application, le Lidar : « Ce procédé permet de reconstituer le relief d’une zone en trois dimensions. Ce qui autorise une analyse plus fine de la morphologie des haies ou des zones humides ».

Avec l’allocation d’installation scientifique de Rennes Métropole (40 000 €), Johan Oszwald pourra se procurer l’équipement informatique indispensable au traitement de ces données de haute précision.

Olivier Brovelli

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