Laurent Le Pollès : une question de méthode

 


Laurent Le Pollès a fait ses classes sur les bancs de l’université rennaise. Passé de l’autre côté de la paillasse, après un séjour chez un illustre homologue de Cambridge, le chimiste met désormais ses talents au service de l’ENSC (Ecole nationale supérieure de chimie), au sein du laboratoire transverse de chimie du solide et inorganique moléculaire.
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Son projet ? Développer et tester des méthodes de calcul appliquées à la simulation de spectres obtenus par résonance magnétique nucléaire (RMN), sonder la matière pour dessiner une sorte de carte d’identité atomique d’un matériau n’est plus un secret. Mais interpréter convenablement et rapidement les résultats enregistrés par spectroscopie est une autre paire de manches.

C’est pourquoi Laurent Le Pollès travaille à la mise en place d’un nouveau procédé méthodologique, moins empirique, qui devrait grandement faciliter l’interprétation des données. « Jusqu’à présent, on comparait la réponse RMN d’un matériau inconnu à ceux de matériaux déjà connus. Désormais, il s’agit de bâtir au préalable une hypothèse théorique, à partir de laquelle on calcule le spectre idoine. Ensuite, on vérifie notre intuition par l’expérimentation», résume le chimiste.

Mais pour ce faire, il faut procéder à des calculs d’une déroutante complexité. L’allocation (40 000€) permettra l’acquisition prochaine d’un calculateur flambant neuf, la mission n’est plus impossible. « Ce procédé présente l’intérêt de pouvoir être utilisé par de nombreux chercheurs, biologistes ou géophysiciens ». Laurent Le Pollès, ses confrères lui diront merci.

Olivier Brovelli

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