Un trésor, quasi magique, qui peut transformer en un temps record la
terre lourde et compacte en une terre légère, grumeleuse et fertile.
Les magiciens de cette alchimie agronomique et forestière s’appellent
les champignons et… le jardinier.
Première étape, les branches doivent être broyées en copeaux. Si le
volume est faible, un petit broyeur de jardin (Gardena, Bosch, Alko…)
suffira, mais le broyage sera assez long. Optez plutôt pour un broyeur
plus conséquent, comme le Viking GE 345 ou l’Eliet Primo, plus cher,
mais vite amorti si vous l’achetez à plusieurs ou si vous le louez.
Accessoires bien utiles disponibles en jardinerie : un vaste sac à
déchets verts avec poignées (Intermas, Nortène…) et un sac avec ressort
qui se cale sous la sortie du broyeur. Pensez aussi à des gants
solides, un masque de protection du visage et une protection sonore des
oreilles.
Deuxième étape, étalez le broyat de branche, sans stockage préalable,
sur la terre, au pied des rosiers, légumes pérennes, vivaces, fraisiers
et petits fruits, arbustes d’ornement… Gardez les branches de résineux,
trop acides, pour pailler les allées. Les champignons présents dans le
sol (les mêmes qu’on trouve en forêt), vont se développer rapidement et
coloniser ce bois de rameaux fragmentés (BRF) de leurs filaments
blanchâtres. Quelques semaines plus tard, la terre est déjà un peu plus
souple. Passez alors le croc pour incorporer le broyat à la terre de
surface. Les champignons décomposeurs poursuivront leur travail,
tisseront des milliers de mètres de filaments, assoupliront la terre et
produiront un humus stable d’excellente qualité. Une vraie révolution
verte, encore peu connue. Et, récompense suprême, plus besoin de bêcher
!