Recrutée il y a deux ans par le CNRS, la jeune femme a accepté de poser ses valises sur le campus de Ker Lann. Si elle ne bourlingue plus, elle continue toutefois à faire voyager les cellules et les substances chimiques.
Au sein du laboratoire des Systèmes et applications des technologies de l’information et de l’énergie, Marie-Caroline Jullien donne dans la plomberie de très haute précision, joue avec les écoulements, la pression et le débit de tuyaux du diamètre d’un cheveu. Spécialiste de la mécanique des fluides, elle participe à l’engouement croissant rencontré par les laboratoires sur puces, capables de miniaturiser tous les process d’un laboratoire d’analyse sur une plaquette de silicium de quelques millimètres seulement.
Un système révolutionnaire qui permet de réaliser un diagnostic rapide dans le domaine médical ou agroalimentaire, à un coût moindre. « Je cherche comment trouver le moyen d’isoler, de transporter, puis de mélanger une cellule avec un produit réactif », résume la jeune femme, qui concentre aujourd’hui ses recherches sur « la mise en réseau de cellules » et le « mélange chaotique ». Dans sa tête, en revanche, tout est très clair. « C’est une discipline en plein boom. Les projets fusent et j’ai envie de tous les mener à bien, en utilisant si possible des subtilités physiques insoupçonnées », s’enthousiasme l’enseignante-chercheuse. Qui en douterait devant tant d’optimisme.
Olivier BrovelliRetour à la liste des laureats 2004