Mohammed Hjiaj construit pour durer

 
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Le risque de tremblement de terre est quasiment nul en Bretagne. Peu importe : les travaux menés par l’équipe de Mohammed Hjiaj intéressent les ingénieurs en travaux publics du monde entier. Après quatre années de recherche et d’enseignement en Australie, le chercheur belge a rejoint en septembre 2004 le département de Génie civil et d’urbanisme de l’Insa.
Il y poursuit aujourd’hui les recherches de son prédécesseur sur les constructions mixtes alliant acier et béton. « On cherche à mieux comprendre le comportement de certaines structures exposées à un séisme ou à un incendie », résume-t-il.
A deux pas de son bureau, un vaste atelier abrite l’imposante machine d’acier qui teste, à l’aide de deux puissants vérins hydrauliques, la résistance et la ductilité de plaques de béton, de joints, de colonnes et autres poutrelles. « L’objectif de ces expérimentations grandeur nature demeure d’établir des règles de calcul simplifiées dont pourront se servir les ingénieurs pour édifier un bâtiment ».
En cheville avec les mastodontes du secteur de la construction (Eiffage, Arcelor, CTICM), l’équipe de Mohammed Hjiaj a choisi de plancher cette année sur les futurs ponts mixtes de moyenne portée de la SNCF. L’achat d’un système performant d’acquisition des données et la modernisation de certains équipements de l’atelier devraient nettement faciliter les choses. C’est à cela que sera consacrée l’allocation de 40 000€ attribuée par Rennes Métropole.

Olivier Brovelli


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