Pendant quatre ans, elle s’est employée à définir le concept de « cohérence environnementale » en droit communautaire, à comprendre dans quelle mesure les différentes politiques de l’UE prenaient en compte, avec des fortunes diverses, les impondérables écologiques. Désormais, son nouveau projet de recherche concerne la « gouvernance environnementale », l’articulation des ordres juridiques international, européen et national, les relations qu’entretiennent les différents acteurs institutionnels et les représentants de la société civile.
Alliant la théorie à la pratique, Nathalie Hervé-Fournereau a souhaité par ailleurs intégrer les conseils scientifiques d’observatoire de l’environnement, ceux du Conseil général des Côtes-d’Armor et du Conseil régional de Bretagne. Les cyanobactéries, la pollution atmosphérique d’origine agricole… Autant de sujets locaux par excellence auxquels la jeune femme a donc apporté ses lumières juridiques, aux côtés de biologistes et de chimistes.
Sans compter le délicat dossier des contentieux qui opposent Bruxelles et Paris, toujours plus fourni. « Le respect du droit de l’environnement suppose une volonté politique plus affirmée et une meilleure gestion des deniers publics », observe avec lucidité la juriste. Par un patient travail d’explication de textes, Nathalie Hervé-Fournereau ne désespère pas d’arriver à ses fins.
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