Comme de nombreuses autres mutuelles, Prévadiès, première interprofessionnelle de Bretagne, s’adresse à la fois aux particuliers et aux entreprises. Ainsi, près de la moitié des adhérents (46%) viennent aujourd’hui de contrats entreprises. « Une tendance à la hausse », selon Yannick Maréchal. Car les employeurs contribuent de plus en plus à la couverture santé de leurs salariés, via des contrats collectifs de complémentaires. « Il s’agit souvent de contrat de base, remarque Yannick Maréchal. Mais on peut y ajouter des options, ou des contrats facultatifs, en fonction de la typologie de l’entreprise ou des particularités des salariés. »

Outre ces propositions en couverture santé, Prévadiès mène des actions de sensibilisation et de prévention au sein des entreprises bretonnes. Elle accompagne ainsi PSA Peugeot Citroën dans son programme Santal de lutte contre la surcharge pondérale, et peut intervenir sur des thèmes variés comme le tabac, l’alcool ou l’alimentation. « Nous sommes comme des partenaires sociaux de l’entreprise, complète Yannick Maréchal. Nous tentons, avec elle, de construire des solutions, d’éviter les durées d’arrêts de travail, de prévenir plutôt que couvrir. Et de lui apporter des conseils juridiques si besoin. » Pour cela, la mutuelle bretonne met également en place des actions de formation « clés en mains » qu’elle dispense aux salariés, responsables ressources humaines ou cadres des sociétés.
Les 300 salariés de Prévadiès qui s’installeront prochainement près de la gare de Rennes, dans le nouvel immeuble Axiome, interviennent aussi en matière de prévoyance. Des solutions santé-prévoyance sont alors proposer aux professionnels. « Finalement, on travaille beaucoup côte-à-côte, argumente Yannick Maréchal. Les solutions sont trouvées avec les entreprises qui choisissent ou non d’ajouter telle ou telle brique à leurs contrats. »
Aujourd’hui, Prévadiès se dit très présente « auprès des PME » et souhaite se développer sur les plus petites entreprises. « Nous prospectons notamment chez celles qui ont entre 3 et 5 ans et qui vont commencer à se préoccuper de la couverture santé de leurs salariés. C’est rarement spontané et les sociétés attendent souvent d’atteindre les 40-50 salariés. » Pour les artisans et commerçants, Prévadiès dispose de conseillers qui, « directement sur le terrain », discutent avec les professionnels des solutions les mieux adaptées à leur profession. « C’est donc très varié », conclut Yannick Maréchal.
Anne-Laure Grosmolard
Photo : Christophe Simonato pour Rennes Métropole
des activités tournées vers le service aux entreprisesun environnement favorable pour le Crédit agricoleune voie toute tracée pour Arval