« Une atmosphère conviviale, propice au travail », se réjouit ce Breton d’adoption qui, à 29 ans seulement, peut déjà s’enorgueillir de nombreuses publications dans des revues scientifiques de référence.
« Mon projet de recherche consiste désormais à comprendre comment les récepteurs des oestrogènes traduisent ces derniers pour activer l’expression des gènes de la cellule », explique d’une voix posée Raphaël Métivier. Hormone secrétée par l’ovaire, l’œstrogène assure la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux et des seins chez la femme.
La compréhension de ces mécanismes permettrait de franchir un pas de géant dans la lutte contre le cancer du sein, un sujet auquel Raphaël Métivier consacre ses très longues journées de travail, toujours avec « une étincelle au fond du cœur ». Erigé en problème international de santé publique, le jeune chercheur n’a pas eu trop de mal à convaincre quelques laboratoires canadiens, américains et allemands de se pencher eux aussi sur le sujet. En revanche, ce guitariste de hard rock n’a pas encore trouvé le temps de constituer une nouvelle formation musicale. Avis aux amateurs.
Olivier BrovelliRetour à la liste des laureats 2004