Raphaël Métivier : Le cancer du sein en ligne de mire

 
Ils étaient ses professeurs. Ils sont devenus ses collègues, puis ses amis. Après avoir fréquenté pendant trois ans l’un des laboratoires les plus réputés d’Europe, le laboratoire européen de biologie moléculaire de l’université allemande d’Heidelberg, Raphaël Métivier a choisi de revenir à ses amours de jeunesse.Au sein du laboratoire d’endocrinologie moléculaire de la reproduction de Rennes 1, le jeune chercheur du CNRS a retrouvé ceux et celles qui l’avaient accompagné quelques années auparavant lors de son DEA, puis de sa thèse.
 
Raphaël MétivierChristophe Simonato pour Rennes Métropole

« Une atmosphère conviviale, propice au travail », se réjouit ce Breton d’adoption qui, à 29 ans seulement, peut déjà s’enorgueillir de nombreuses publications dans des revues scientifiques de référence.
« Mon projet de recherche consiste désormais à comprendre comment les récepteurs des oestrogènes traduisent ces derniers pour activer l’expression des gènes de la cellule », explique d’une voix posée Raphaël Métivier. Hormone secrétée par l’ovaire, l’œstrogène assure la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux et des seins chez la femme.
La compréhension de ces mécanismes permettrait de franchir un pas de géant dans la lutte contre le cancer du sein, un sujet auquel Raphaël Métivier consacre ses très longues journées de travail, toujours avec « une étincelle au fond du cœur ». Erigé en problème international de santé publique, le jeune chercheur n’a pas eu trop de mal à convaincre quelques laboratoires canadiens, américains et allemands de se pencher eux aussi sur le sujet. En revanche, ce guitariste de hard rock n’a pas encore trouvé le temps de constituer une nouvelle formation musicale. Avis aux amateurs.

Olivier Brovelli
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