Sergio Di Matteo : à la lumière des rayons X

 
Sergio Di Matteo  est physicien de la matière. Ce chercheur italien est venu apporter son savoir-faire en calcul numérique pour valoriser les activités expérimentales de l'Institut de physique de Rennes. Il reçoit l'allocation d'installation scientifique 2009.
Le terme synchrotron est devenu familier, ou presque. Régulièrement, la presse évoque les progrès fantastiques de ces instruments électromagnétiques de grande taille, destinés à l’accélération des particules élémentaires et à l’émission du rayonnement électromagnétique.
A Grenoble, puis à Rome, Sergio Di Matteo a côtoyé longtemps ces équipements avant de rejoindre l’équipe de physique des surfaces et interfaces (Institut de physique - Université de Rennes 1), au printemps 2007.
 
Sergio Di Matteo (S. Priou)
Sergio Di Matteo a quitté Rome pour  l'Institut de physique de Rennes (S. Priou)
 
Physicien de la matière, le chercheur italien est venu apporter son savoir-faire en calcul numérique pour valoriser les activités expérimentales du laboratoire rennais. Le credo de l’équipe demeure l’étude des propriétés structurales, électroniques, des surfaces et des systèmes moléculaires.

Pour leurs propriétés remarquables, les oxydes des métaux de transition et les matériaux combinant le métal aux semi-conducteurs constituent le terrain d’enquête privilégié du physicien. Son premier sujet de recherche concerne l’électronique de spin. « Je modélise le transport des électrons, soumis à un champ magnétique, à l’interface de deux couches atomiques », résume Sergio Di Matteo. L’utilisation des propriétés du spin de l’électron dans les dispositifs électroniques est considérée comme très prometteuse pour l’électronique future ».

En parallèle, le physicien applique ses calculs de structure électronique aux spectroscopies utilisant le rayonnement synchrotron. « Un faisceau de rayons X dirigé vers un matériau cristallin est diffracté avec une intensité, une longueur d’ondes ou une polarisation différentes, pose Sergio Di Matteo. J’élabore les programmes qui permettent d’interpréter le spectre ainsi obtenu pour mieux caractériser les matériaux utilisés ». Le résultat tient dans des équations complexes de plusieurs dizaines de lignes et des publications remarquées.

L’allocation d’installation scientifique (AIS) de Rennes Métropole (40 000 €) permettra à l’équipe d’acquérir le matériel informatique nécessaire à l’optimisation des capacités de calcul dont dépend la réussite de ses projets.

Olivier Brovelli

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