Le compostage : facile et si utile

 
Pour recycler les déchets du jardin et de la cuisine, rien de tel que le composteur. Si la promotion de cet équipement, assurée par Rennes Métropole, rencontre un vif succès, vous êtes nombreux à demander des précisions techniques. Nous apportons ici des réponses à vos principales questions.
 
compo
 

À quoi cela sert-il ?


Recycler ses propres déchets verts et ceux de la cuisine est l’un des gestes les plus simples et les plus écologiques qui soient. C’est une responsabilité directe et individuelle à la gestion raisonnable de votre environnement. Quel paradoxe en effet que de les jeter à la poubelle et à la déchèterie puis de dépenser des sommes toujours croissantes pour fertiliser, entretenir, nourrir les plantes avec des terreaux, des engrais chimiques, des désherbants et des traitements afin de retaper les plantes fragilisées par ce système contre nature. Au risque de polluer la terre, l’eau, et de menacer la santé !
Composter et pailler la terre permettent d’entretenir le jardin et de nourrir arbustes, fleurs et légumes tout en recyclant les déchets. Sans polluer et sans dépenser. Au contraire, cela rapporte ! À vous : environ 200 kg de compost par an auxquels s’ajoutent les paillis gratuits et les économies liées à la bonne santé naturelle des plantes. Pour la collectivité : moins de déchets à traiter, donc moins de dépenses.
 
Un composteur d’environ 300 litres suffit pour un jardin jusqu’à 300 m2, sachant que les tontes de pelouse peuvent aussi être réutilisées pour pailler la terre entre les plantes (indispensable en cas de sécheresse), ainsi que les feuilles mortes de l’automne (le meilleur paillis qui soit).

Y-a-t-il des nuisances?


Non, lorsque le compostage est bien mené. Les mauvaises odeurs n’apparaissent que si le compost est trop humide et mal mélangé. Il n’y a pas d’animaux nuisibles. Des moucherons s’installent en plein été car leurs larves transforment les déchets en compost. La présence de fourmis est le signe que le compost est trop sec ou ne contient pas assez de matières vertes riches en azote.
Les vers rouges qui grouillent dans le compost sont un signe excellent : avec les bactéries, ce sont les principaux “ouvriers” du composteur.

Que mettre dans le composteur ?


Presque tous les déchets d’origine végétale ou animale.
Des tontes de pelouse : pas trop, car elles sont trop riches en eau et en azote. Au printemps, utilisez les tontes en excès sèches pour pailler. Ne mettez pas trop de plantes à graines car la température souvent insuffisante dans le composteur ne permet pas de les détruire. Évitez notamment les pépins de melons et de tomates (mais ce n’est pas vraiment gênant). Les écorces de citrons et d’agrumes : oui, mais enfouissez-les rapidement afin qu’ils restent humides et se décomposent rapidement.
Les branches et tailles de thuyas : non. Gardez-les pour pailler la terre (broyez-les avec votre tondeuse) car c’est un paillis herbicide longue durée. Aucun complément activateur de compost n’est nécessaire !

Le geste essentiel


Mélanger chaque nouvel apport avec le précédent à l’aide d’une fourche : inutile de tout mélanger jusque dans le fond du composteur ! Une hauteur de fourche suffit. Le compost est mûr au bout de 4 à 6 mois lorsqu’on ne reconnaît plus du tout les déchets d’origine et qu’il prend un aspect brun, homogène et non fibreux. Pour le retirer, le plus simple est de dévisser l’une des parois du composteur.


Comment s’en procurer un ?


Rennes Métropole propose régulièrement des ventes de composteurs, au tarif préférentiel de 20€. Renseignement auprès de Rennes Métropole, 0 800 01 1431 (appel gratuit).

Pour en savoir plus


Brochure de Rennes Métropole : “Composter, c’est facile”.
Livre “Compost et paillage au jardin : recycler, fertiliser” édition Terre Vivante, 160 pages.

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