En hiver - Taillez les jeunes haies

 
Durant les 2 à 3 ans qui suivent la plantation, ne soyez pas trop pressé de voir votre haie grandir ! L’essentiel est de former une base bien dense avec des branches basses touffues et trapues. Surtout pour les haies destinées à couper le regard ou le vent. Faute de quoi, la haie aura tendance à se dégarnir au détriment de son efficacité et de son aspect. Cette coupe s’appelle la taille de formation. Elle a lieu au cours de l’hiver, avant le début du printemps. Faites preuve d’observation, car elle dépend de la forme naturelle des arbustes.
Il n’est pas souhaitable de tailler au moment de la plantation. Il vaut mieux attendre un an et intervenir sur des arbustes bien enracinés qui ont produit des pousses vigoureuses au cours de l’année qui a suivi la plantation.
Certains arbustes, souvent des persistants, choisya vert, laurier-tin, arbousier, cornouiller alba… se mettent naturellement en boule. Inutile de se “fâcher” avec eux, une taille légère suffit, ou même pas de taille du tout.

jardinage
 


De nombreux arbustes ont une tendance naturelle à former une touffe avec des branches vigoureuses provenant directement du sol : berbéris, deutzia, forsythia, fuchsia, hortensia, spirée, potentille, viorne… La taille de formation est nécessaire lorsque le nombre de branches issues du sol est insuffisant (moins de 5) pour former une touffe compacte, ou si ces branches sont peu ramifiées. Dans ce cas, n’hésitez pas à les raccourcir de la moitié de leur longueur pour provoquer l’essor de ramifications latérales.
Le cornoullier rouge beau même à nu.

La taille de formation est nécessaire lorsque le nombre de branches issues du sol est insuffisant (moins de 5) pour former une touffe compacte, ou si ces branches sont peu ramifiées. Dans ce cas, n’hésitez pas à les raccourcir de la moitié de leur longueur pour provoquer l’essor de ramifications latérales.
D’autres arbustes ont tendance à ne former qu’une maigre touffe de quelques branches, voire un petit tronc à la manière des arbres. Ils devront être taillés très court, un an après la plantation, pour les obliger à se ramifier au plus près du sol : charme, érable champêtre, troène, photinia, cotinus, cornouiller mâle (superbe avec ses fleurs jaunes en février !), fusains caducs, sureaux, houx, cotoneastes, ifs, certains buis, laurier du Portugal… Soyez sévère et courageux : taillez les à 20 cm du sol ! C’est ce qu’on appelle la taille de recépage. Ils repousseront vigoureusement au cours du printemps en formant une touffe compacte.
L’année suivante, si vous jugez que l’arbuste n’est pas encore assez ramifié à la suite de cette première taille de recépage, vous pourrez procéder à une nouvelle coupe, en taillant les ramifications nouvelles de l’année.
Avec de l’entraînement, le coup d’œil vient vite et cela deviendra un jeu. Un dernier conseil : utilisez un sécateur à lames bien affûtées et propres (pas de type à enclume).

Les effets de la taille


La taille a pour effet de supprimer les bourgeons terminaux des branches qui exercent souvent une inhibition des bourgeons situés plus bas. C’est pourquoi, en l’absence de taille, les arbustes et les arbres poussent plus en hauteur qu’en largeur. Pour épaissir un arbuste, il faut donc tailler assez court, juste au-dessus des bourgeons, visibles ou non, que l’on souhaite voir se développer.


Textes et photos: Denis Pépin
 
Retour en haut de page

Rennes Métropole communauté d’agglomération