La taille de formation est nécessaire lorsque le nombre de branches issues du sol est insuffisant (moins de 5) pour former une touffe compacte, ou si ces branches sont peu ramifiées. Dans ce cas, n’hésitez pas à les raccourcir de la moitié de leur longueur pour provoquer l’essor de ramifications latérales.
D’autres arbustes ont tendance à ne former qu’une maigre touffe de quelques branches, voire un petit tronc à la manière des arbres. Ils devront être taillés très court, un an après la plantation, pour les obliger à se ramifier au plus près du sol : charme, érable champêtre, troène, photinia, cotinus, cornouiller mâle (superbe avec ses fleurs jaunes en février !), fusains caducs, sureaux, houx, cotoneastes, ifs, certains buis, laurier du Portugal… Soyez sévère et courageux : taillez les à 20 cm du sol ! C’est ce qu’on appelle la taille de recépage. Ils repousseront vigoureusement au cours du printemps en formant une touffe compacte.
L’année suivante, si vous jugez que l’arbuste n’est pas encore assez ramifié à la suite de cette première taille de recépage, vous pourrez procéder à une nouvelle coupe, en taillant les ramifications nouvelles de l’année.
Avec de l’entraînement, le coup d’œil vient vite et cela deviendra un jeu. Un dernier conseil : utilisez un sécateur à lames bien affûtées et propres (pas de type à enclume).
Les effets de la taille
La taille a pour effet de supprimer les bourgeons terminaux des branches qui exercent souvent une inhibition des bourgeons situés plus bas. C’est pourquoi, en l’absence de taille, les arbustes et les arbres poussent plus en hauteur qu’en largeur. Pour épaissir un arbuste, il faut donc tailler assez court, juste au-dessus des bourgeons, visibles ou non, que l’on souhaite voir se développer.
Textes et photos: Denis Pépin