Quand arrive l’hiver, les pucerons, les chenilles et la plupart des ravageurs des jardins se mettent à l’abri. Ils attendront, au retour du printemps, la nouvelle montée de sève à sucer, les feuilles tendres à grignoter. Beaucoup mourront pendant l’hiver mais, vu leur aptitude à se multiplier, ils auront vite fait d’envahir les rosiers ou les arbres fruitiers. À moins que leurs ennemis naturels, les insectes auxiliaires, soient eux aussi au rendez-vous , prêts à les dévorer.
Des abris et des couettes pour l’hiver
Comme les auxiliaires sont toujours en nombre inférieur, il est primordial de leur donner toutes les chances de passer l’hiver. Les coccinelles, les staphylins, les carabes hibernent dans des abris de feuilles mortes, des tas de branches, de pierres, des abris de jardin, parfois dans les maisons… Les chrysopes passent l’hiver à l’état adulte dans des remises ou des greniers, des trous d’arbres ou sous forme de larve, tout comme les larves de syrphes, sous les feuilles mortes ou parmi les souches de plantes vivaces.
Vous l’aurez deviné, un jardin tiré à quatre épingles, ratissé du moindre débris végétal , livré au gel ou aux pluies battantes aura peu de chance d’offrir des abris pendant l’hiver.
Des fleurs pour les premiers butineurs
Pour favoriser au mieux la survie des auxiliaires, agissez dès maintenant. Poussez les feuilles mortes sous vos haies. Avec les tiges sèches, les tailles de haies ou des branches mortes, formez des fagots sous les arbustes. Laissez le lierre s’installer sous vos haies, il n’y a pas meilleur abri ni meilleur couvre-sol contre les “mauvaises herbes”. Dans vos massifs, différez l’essentiel du nettoyage jusqu’à la fin mars.