Petit coup de pouce
Il est possible de l’aider un peu, lui comme les autres petits animaux, en mettant à sa disposition des brindilles, un gros tas de feuilles ou d’herbes sèches déposées sous des haies denses, derrière une large planche inclinée adossée à la cabane du jardin ou dans le garage. En montant un tas de bois un peu lâche pourvu de cavités accessibles ou en installant une caisse retournée avec une ouverture de 12 cm couverte d’une grosse épaisseur de foin.
N’essayez pas d’aller voir si “vos abris” sont visités et prenez garde à ne pas donner un coup de fourche malencontreux dans un tas de feuilles mortes, de broussailles ou de foin, ni à les brûler en nettoyant le jardin.
Le premier hiver est la principale cause de mortalité des jeunes hérissons puis, dans 25 % des cas, l’absorption directe ou indirecte de pesticides comme l’antilimace !
Si une mare, un plan d’eau ou un ruisseau coule non loin du jardin, il est fort possible que des batraciens tentent encore d’y trouver refuge pour passer l’hiver. En particulier les jeunes crapauds, les grenouilles rousses et les tritons. Ils apprécieront un tas de bois, de pierres, un paillis épais de feuilles mortes.
L’heure n’est plus au nettoyage du jardin. Ratissé du moindre débris, tondu ras ou tiréau cordeau, il n’offrirait aucune chance de survie aux animaux du jardin qui, pour la plupart, sont les amis du jardinier.
Textes et photos: Denis Pépin