1 Arrivée des déchets
Les camions passent sous un portique de détection de radioactivité. Ils sont pesés à leur entrée dans l'usine puis à leur départ. On calcule ainsi les quantités de déchets qu'il déversent dans la fosse de réception. Un grappin, saisit les ordures et alimente la combustion des fours. L'ensemble du dispositif est surveillé depuis le poste de commande : alimentation des fours, sortie des mâchefers, production d'énergie, traitement des fumées…
3 Incinération dans les fours
Les fours 1 et 2, les plus anciens, peuvent brûler 5 tonnes par heure, le 3e four traite 8 tonnes par heure. Leur température monte à 850°C. Les fours fonctionnent 24 h/24 et 365 jours par an, sans autre combustible que les déchets. Outre les ordures ménagères, les fours incinèrent aussi les boues issues de l'usine de traitement des eaux usées de Beaurade. Les boues fraîches (dont 80% d'eau) sont séchées dans un séchoir utilisant la vapeur des fours. Ensuite, elles sont incinérées dans les fours. La capacité de séchage et d'incinération est de 35 000 tonnes.
4 La cogénération - production d'énergie
Une chaudière récupère la chaleur dégagée dans les fours. Elle transforme de l'eau en vapeur à 260°C dans les fours 1 et 2 et à 380°C dans le four 3. Une partie de cette vapeur est utilisée pour le chauffage urbain des quartiers Villejean et Beauregard ainsi que du CHU. Le reste de la vapeur à haute pression est transformé en électricité par un turboalternateur. 22 000 mégawatts-heure sont produit chaque année. Ils sont utilisés pour le fonctionnement de l'usine ou vendus à EDF.
5 L'absorbeur des fumées
Les fumées issues de l'incinération sont traitées pour limiter les rejets dans l'atmosphère : poussières, métaux lourds, acides…
Un mélange d'eau et de chaux provoque une réaction chimique qui détruit les acides (acide chlorhydrique et oxydes de soufre).
6 L'électrofiltre
Un électrofiltre attire les particules issues de traitement sur des «panneaux» qui les retiennent. Cet équipement retient la majorité des poussières de fumées. Ces résidus ultimes représentent 5% du tonnage des déchets incinérés. Les panneaux sont ensuite secoués et les matières sont envoyées dans un Centre d'enfouissement technique de classe 1, à Changé, en Mayenne, pour y être stockés.
Le traitement des fumées a été renforcé en 2005 afin de respecter les normes européennes de rejets (abaissement des seuils de polluants contenus dans les fumées). Des filtres à manches et des catalyseurs ont été rajoutés aux installations existantes.
8 Les réacteurs catalytiques
Ils transforment les oxydes d’azote par réaction chimique avec l’ammoniac, en azote, gaz inoffensif. Ce réacteur fonctionne à 260°. Cette chaleur est ensuite récupérée par un échangeur.
9. Analyse des fumées
L'analyseur est placé en sortie de cheminée pour analyser la composition des fumées. Cette analyse est permanente. Elle est complétée par des campagnes réalisées par des cabinets indépendants. Voir
les contrôles de pollution.
10. récupération des mâchefers et des poussières
Les résidus solides de la combustion comprennent des matières minérales, dont 4 000 tonnes de ferrailles, qui sont séparées du reste par un électroaimant. Récupérées, ces ferrailles sont recyclées par les aciéries. Le reste, les mâchefers, sont recyclés dans la confection de voiries.
Quant aux poussières récupérés sur les panneaux des filtres à manches, elles sont envoyées dans un Centre d'enfouissement technique de classe 1, à Changé, en Mayenne, pour y être stockées.